Vendredi soir, Otto Pfister a claqué la porte de la sélection en raison d’un différend sur l’organisation de l’équipe et sur le problème des primes. Ce départ à été confirmé à l’Agence Reuters ce samedi matin par Rock Gnassingbe, Président de la Fédération togolaise de football, qui a cependant refusé de rentrer dans les détails. Le Togo, qui figure dans le Groupe G en compagnie de La France, de la Suisse et de la Corée du Sud, va donc jouer sans son entraîneur allemand.


Après seulement quatre mois à la tête des Eperviers, Otto Pfister a jeté l’éponge. « En arrivant au Togo, on m’avait promis que les questions concernant les primes étaient réglées. Ce n’est pourtant toujours pas le cas. J’ai donc décidé de démissionner. Cette décision est professionnelle. Mais au plan personnel également, mon rêve vient d’être détruit » a déclaré Otto Pfister au site officiel de la Coupe du Monde FIFAworldcup.com. C’est, en effet, une grande désillusion pour le sélectionneur allemand qui ne participera pas à la Coupe du Monde organisée dans son pays d’origine.

C’est semble-t-il un différend profond avec Rock Gnassingbe, Président de la Fédération togolaise de football, qui est à l’origine de ce départ. Une fois de plus la politique a eu raison de l’entraîneur allemand. En 1998 déjà, après avoir qualifié l’Arabie Saoudite pour la Coupe du Monde qui se déroulait en France, il avait quitté ses fonctions avant la compétition en raison de son refus d’accepter l’ingérence des princes saoudiens dans la composition de son équipe. Cette fois-ci les princes saoudiens ont été remplacés par des « pseudo-princes » togolais

Une situation catastrophique

Pourtant habitué des sélections africaines (il a dirigé une demi douzaine de sélections nationales du continent), Otto Pfister a déclaré à RFI qu’il n’avait jamais connu une situation aussi chaotique que celle qu’il affronte depuis quatre mois avec le Togo. Otto Pfister avait remplacé Stephen Keshi après la déroute de la dernière CAN au poste d’entraîneur de l’équipe du Togo, en février dernier.

Selon toute vraisemblance, ce sera son adjoint, Kodjovi Mawuena, qui dirigera l’équipe durant ce Mondial. Le Togo vient d’entamer le Mondial allemand de la pire des façons. Cela servira-t-il d’électrochoc à des Eperviers bien peu convaincants lors des matchs amicaux de préparation, ou est-ce, au contraire, le premier pas vers une déroute annoncée ? Réponse mardi après-midi face à la Corée du Sud.