L’un ira à la Coupe du monde, l’autre pas. L’un est champion d’Afrique, l’autre pas. Peu importe le football, en coulisses, les mesquineries entre l’Algérie et l’Egypte se multiplient. Dernière en date: la sortie pour le moins maladroite du président de la fédération égyptienne, qui a assuré que l’EFA ne présenterait pas d’excuse à l’Algérie.


Les rencontres entre l’Egypte et l’Algérie sont de véritables derbies, tendus sur et en dehors du terrain. Dernier exemple en date: la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre ces deux grandes nations du football nord-africain, qui a tourné au pugilat (deux expulsions du côté des Fennecs).

Mais le match qui a mis le feu aux poudres s’est déroulé en novembre dernier, lors de la course à la Coupe du monde en Afrique du Sud. Le bus de l’équipe algérienne a été caillassé à son arrivée au Caire, blessant au passage trois joueurs de la Khadra, dont Lemmouchia et Halliche. Vainqueurs à l’aller (3-1), les hommes de Rabah Saâdane, tétanisés par ce déchaînement de violences, s’étaient laissé battre facilement par les Pharaons (2-0), poussant les deux frères ennemis à s’affronter une nouvelle fois, sur terrain neutre cette fois. A Khartoum (Soudan), les Fennecs avaient disposés des futurs champions d’Afrique (2-0), les privant d’une première Coupe du monde depuis Italie 90.

Quoi qu’il en soit, le président de la fédération égyptienne, Samir Zaher, a annoncé qu’il n’avait l’intention de s’excuser pour ses événements ni pour les carences dans leur prévention. « Il n’est pas question que nous nous excusions auprès de l’Algérie, a assuré Zaher à FilGoal. Le président de la Confédération asiatique de football, Mohammed Bin Hammam, joue les médiateurs mais le président de la Fédération algérienne, Mohammed Raouraoua, insiste pour que nous nous excusions. Nous ne nous excuserons que si Raouraoua s’excuse aussi pour ce qu’il s’est passé au Soudan avant le match de barrage. »

« Pas question de s’excuser »

Une façon de se renvoyer la balle qui ne devrait guère faire plaisir aux Algériens. La FIFA devrait trancher très prochainement et, à en croire, la presse locale, les Pharaons pourraient être sanctionnés de points de pénalité lors de la prochaine phase éliminatoire pour le Mondial.

Mais Zaher a affirmé qu’il n’avait pas peur, avant de s’envoler pour Zurich, où siège la FIFA: « Personne ne sait ce que va faire la FIFA. Nous leur avons cependant demander de prendre en compte les événements du Soudan. Ce que je sais qu’ils feront. Nous pouvons sans doute trouver un compromis avec l’Algérie sans que l’on ait à s’excuser. » La semaine dernière, le commissaire au match, le représentant de la FIFA et d’autres officiels présents au Caire ont été tour à tour entendus. Verdict attendu le 20 mars.