Les joueuses de l’équipe nationale, les She Kobs, menaçaient de faire grève. Heureusement, les arguments – entre autres sonnants et trébuchants – du trésorier fédéral ont rétabli la situation.


Le Monitor, quotidien de Kampala, raconte aujourd’hui le  » happy end «  du mouvement social qu’ont organisé les footballeuses de l’équipe nationale d’Ouganda, les She Kobs. Il y a quelques jours, la décision d’expulser tous les hommes présents dans leur centre d’entraînement avait été le détonateur d’une menace de grève prise très au sérieux par la fédération ougandaise de football (FUFA).

Un retard de paiement était en fait à l’origine de la grogne. Michael Okiror, le trésorier de la FUFA, a rendu possible l’heureux dénouement en se rendant, mardi soir, à l’entraînement et en promettant aux She Kobs qu’elles seraient enfin payées.

 » Vous avez du talent « 

Les langues se sont déliées, manifestant que les footballeuses souffraient de ne pas se sentir considérées. Elles ont notamment avoué à Okiror n’avoir jamais rencontré le président de la FUFA. Une maladresse qui sera réparée très vite.

Bien décidée à se rattraper, la fédération avait également dépêché son directeur technique, Gunter Zittel. Celui-ci n’a pas été avare d’éloges envers les She Kobs. Le technicien s’est dit  » impressionné par la qualité des joueuses « , avant d’ajouter diplomatiquement :  » Je vous ai observées. Vous avez du talent, mais il reste du travail à faire.  »  » Je vous aiderai chaque fois que cela me sera possible « , a ajouté Zittel en promettant aux joueuses des séances d’entraînement par vidéo.

Mardi soir, de nombreux hommes assistaient à l’entraînement des She Kobs,  » mais ils étaient tenus à distance « , conclut le Monitor. On ne peut pas tout avoir.