Ils sont trois pour un poste. Henri Michel, Alain Giresse et Michel Dussuyer, trois entraîneurs français, sont candidats au banc de l’équipe nationale de Guinée. Et le dernier sélectionneur du Syli, Robert Nouzaret, y est pour quelque chose…


« Pour avancer, il nous faut un entraîneur européen. Pour diriger une sélection africaine, il faut de la patience, écouter les joueurs, leur parler, il faut que le courant passe… Dans mon expérience, les Européens sont mieux armés pour ça. » Fodé Mansaré pourrait bientôt être exaucé. Les dirigeants de la Fédération guinéenne ont, semblent-ils, lu l’entretien que l’attaquant du Téfécé avait livré à Afrik.com et, selon toute vraisemblance, s’en seraient inspiré.

En effet, à en croire la presse locale, les négociations iraient bon train entre la fédération et bon nombre d’entraîneurs, tous Français. Interrogé par Afrik.com, Robert Nouzaret, déjà passé par Conakry entre 2006 et 2009, a confirmé avoir été contacté : « La fédération m’a effectivement passé un coup de fil. Cela aurait été un challenge intéressant. J’avais un projet, fort de trois ans d’expérience. On aurait pu faire quelque chose. Malheureusement, le gouvernement a refusé. » En cause, la fin de règne un peu houleuse de l’ancien entraîneur de Montpellier au moment de la mort du président d’alors Lansana Conté. Nouzaret n’est en effet pas en odeur de sainteté avec le président intérimaire de la République de Guinée, Sebouba Konaté. Ce dernier, s’est souvenu d’une violente dispute qu’il avait eue avec Nouzaret à Conakry alors qu’il était ministre de la Défense. Le président s’est ainsi formellement opposé au retour du Français.

Nouzaret et la liste

Pas bégueule, Nouzaret, aujourd’hui à Union nationale des entraîneurs et cadres techniques du football français, a indiqué au ministre des Sports, Alou Diaouné, une liste de candidats potentiels : Henryk Kasperczak, Alain Giresse, Michel Dussuyer, Jean-Marc Furlan… « Des gars susceptibles de faire quelques chose », affirme Nouzaret.
A en croire la presse locale, trois noms se dégageraient : Henri Michel, Michel Dussuyer et Alain Giresse. Trois sélectionneurs d’expérience et à forte renommée. C’est justement ce que recherche le ministre des Sports qui a affirmé à GuinéeFoot souhaiter un « sélectionneur expatrié de très haut niveau ». Alou Diaouné serait d’ailleurs en ce moment à Paris pour négocier avec ces trois hommes.

Déjà en poste entre 2002 et 2004, Dussuyer connaît bien la maison. Pour l’ancien entraîneur de l’AS Cannes, c’est « un nouveau challenge qui s’ouvre. J’ai quitté la sélection guinéenne en 2004 pour des raisons personnelles mais en bon terme avec les joueurs et les dirigeants ». D’ailleurs, après son expérience fructueuse à la tête du Bénin, le candidat à la tête du Syli a reconnu au micro de GuinéeFoot le potentiel du football guinéen et l’attente du public: « Je crois que la Guinée a besoin d’une revanche face à la non participation à la CAN en Angola. C’est un défi que j’ai très envie de relever ».

Si Henri Michel possède l’expérience (Cameroun, Maroc, Tunisie ou Côte d’Ivoire) et le talent, c’est Alain Giresse qui semble tenir la corde. « Après son expérience à la tête du Gabon, c’est un candidature intéressante », nous expliquait d’ailleurs Robert Nouzaret. L’ancien entraîneur du PSG, un temps candidat à l’équipe de France, s’est d’ailleurs décrit comme « un entraîneur disponible », prêt à prendre en main une nouvelle sélection, après la Géorgie et les Panthères, qu’il a emmené en quarts de finale de la dernière CAN.