Contraints au nul en Erythrée dans les éliminatoires africaines du Mondial 2002, les footballeurs du Nigeria devront être prudents dans la suite du tournoi de qualification.


Les Super Eagles, récents finalistes de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), ont peut-être du souci à se faire. Les stars nigérianes ont produit une bien pâle prestation, le week-end dernier à Asmara, en Erythrée, à l’occasion du match aller de la manche éliminatoire du tournoi de qualification panafricain au Mondial 2002. Incapables de marquer, les Verts ont bataillé pour contenir une équipe adverse modeste, mais solide et toujours difficile à jouer.

L’Erythrée, en éliminatoires de la dernière CAN, avaient déjà réussi le nul face aux futurs vainqueurs camerounais. Mais plutôt que de reconnaître la valeur de leurs adversaires, les Nigérians, par la voix de leur sélectionneur Jo Bonfrere, se sont laissé aller à quelques bouffées d’arrogance. Furieux d’avoir fait jouer son équipe sur un terrain scolaire -le stade national érythréen étant en travaux -, l’entraîneur a déclaré à la presse locale :  » Nous avons plus de difficultés avec le terrain qu’avec l’Erythrée. C’est incroyable de faire jouer un match éliminatoire de la Coupe du Monde à l’équipe du Nigeria sur un terrain pareil.  »

Réalisme

Que Jo Bonfrere se rassure, le match retour des éliminatoires sera joué à Lagos, et l’équipe d’Erythrée a bien peu de chance de s’y imposer. Mais pour la suite des opérations, les Super Eagles ont intérêt à faire preuve de plus de réalisme.

A l’issue des éliminatoires, 25 équipes seront réparties dans cinq poules de qualification. Le premier seulement de chaque poule décrochera son ticket pour la Corée et le Japon. Et les places seront chères, plus chères que sur le terrain scolaire d’Asmara.