L’entraîneur français des footballeurs maliens est bousculé par la presse de Bamako. Si les Aigles perdent leur match retour contre la Libye en qualifications, gare au tacle !


 » En football la règle est connue : le résultat ou la porte « . Ces fortes paroles sont tirées de l’édition du 12 avril de Liberté. Le quotidien malien, s’il pouvait en décider, aurait déjà reexpédié le sélectionneur national Chritian Sarramagna par-delà la Méditerranée, dans sa France natale.

Pour Liberté, la dernière défaite des Aigles, battus 3 à 0 par les modestes Libyens en préliminaire du Mondial, semble avoir été l’humiliation de trop, après la non-qualification en Coupe d’Afrique des nations l’hiver dernier. Perfide et rageur, le journal pense que la Fédération malienne de football (FMF)  » ménage «  son sélectionneur :  » Ailleurs, il y a longtemps qu’il aurait payé. Au bas de la facture, on aurait lu : renvoyé, en gros caractères. « 

Tempête médiatique

Le match retour, qui sera joué dimanche 23 avril, sera probablement décisif pour Sarramagna. Car la victoire des Aigles en amical contre le Burkina Faso, mercredi 19 (2 à 1), ne saurait suffire à ramener l’espoir à Bamako.

Cela fait longtemps que l’ancien joueur de Saint-Etienne fait les frais de la colère des médias maliens. Ces derniers lui concèdent d’avoir donné un style au jeu de l’équipe nationale, ainsi que d’avoir rénové le fonctionnement de la FMF. Mais ils lui pardonnent de moins en moins l’inconstance de la sélection malienne dans ses grands rendez-vous continentaux. En cas d’échec contre la Libye, le Mali ne disputera pas le tournoi de qualification africain en vue de 2002. Et Sarramagna, chaudement encouragé par la presse, fera probablement ses valises.