Abdeslam Ouaddou, le défenseur international du Maroc, n’en peut plus. Devant la lenteur de la Fédération Royale Marocaine de Football, le Nancéien a décidé de stopper sa carrière internationale pour se concentrer sur son club.


Ouaddou et les Lions de l’Atlas, c’est fini. A 31 ans, le défenseur de Nancy a décidé de mettre un terme à une carrière internationale entamée avec le Maroc en novembre 2000 face à la Libye (0-0) en match amical. L’ancien Rennais, qui avait été appelé pour la dernière fois le 12 août dernier face au Congo (1-1), a expliqué à L’Equipe avoir mûrement réfléchi sa décision.

« J’ai joué plus de 80 fois pour mon pays, participé à quatre CAN et ce fut un honneur, a-t-il déclaré. Mais il faut laisser la place à une nouvelle génération, même si je pense que j’aurais pu encore apporter mon expérience pendant deux ou trois ans. Mais je veux désormais me consacrer à mon club ». L’incertitude planant sur l’avenir des Lions de l’Atlas, qui n’auront pas de nouveau sélectionneur avant le mois de juin, a accéléré la décision qu’il a prise.

La FRMF trop lente

« J’ai parfois pointé du doigt les petits maux qui font mal au football marocain et cela a de temps en temps été mal compris. Et peut-être que si un entraîneur comme Jean Tigana ou Luis Fernandez avait été engagé, j’aurais continué… » A en croire les rumeurs qui viennent du côté de Rabat, la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) songerait notamment à Badou Zaki (WAC Casablanca) qui a déjà entraîné les Lions et au Français Hervé Renard, bientôt en fin de contrat avec la Zambie, pour prendre en main les destinées de la sélection nationale.

C’est un sacré coup pour l’arrière-garde marocaine, après la retraite de Nourredine Naybet, désormais orpheline de l’expérience d’un Ouaddou. Avec plus de 20 matches en Coupe d’Europe, près de 200 matches en Ligue 1 et deux saisons en Angleterre, « Abdes » était un cadre de la sélection nationale. Mais, à 31 ans, le Nancéien, lassé par les atermoiements de la FRMF, va désormais se concentrer sur son club.

 A lire aussi: Le Maroc prend son temps