Ça se tend sérieusement entre l’Espérance Tunis et Anice Badri ! Recruté par les Sang et Or en 2016 après avoir été pré-formé à l’OL, avoir fréquenté la réserve de Lille et s’être révélé à Mouscron, l’international tunisien a changé de dimension au Parc B, remportant les deux dernières éditions de la Ligue des champions africaine et s’imposant comme l’un des tous meilleurs joueurs du continent. Mais, à 29 ans et à 6 mois du terme de son contrat, le milieu offensif a choisi de donner une nouvelle orientation à sa carrière, lui qui a décidé de céder aux sirènes de l’Ittihad Djeddah en Arabie Saoudite, qui lui propose un pont d’or.

Absent de dernière minute du match de Ligue des champions africaine contre Vita Club (2-0) dimanche, le natif de Lyon s’est ensuite envolé lundi pour le Golfe afin de finaliser son transfert… visiblement sans l’autorisation de l’EST qui a menacé le joueur de sanctions.

Dans un communiqué, le double champion d’Afrique en titre explique avoir refusé les offres de 200 000 et 500 000 dollars de la formation saoudienne pour Badri et regrette que l’Aigle de Carthage se soit envolé sans «l’autorisation» du club. Dénonçant une «violation des termes du contrat», l’Espérance indique qu’elle «prendra donc les mesures juridiques nécessaires» pour sanctionner Badri. Le bras de fer ne fait peut-être que commencer…

Le communiqué de l’Espérance Tunis