L’entraîneur-joueur du Liberia, Georges Weah, quitte définitivement sa sélection nationale. Il est très en colère après la défaite du Liberia face au Ghana (2-1) à Monrovia, le week-end dernier. Il en veut à ses joueurs, au public et aux responsables de sa fédération.


Colère.  » J’ai tout donné et j’ai pris la décision irrévocable de quitter l’équipe nationale « . George Weah quitte définitivement sa sélection nationale après la défaite de son équipe face au Ghana, le week-end dernier à Monrovia. Le Liberia a été battu à domicile par une équipe ghanéenne survoltée, sur le score de 2 buts à un. Et Mister George n’arrive pas à digérer cet humiliant échec. Il jette l’éponge à une journée de la fin des éliminatoires. Dans son groupe le Nigeria arrive en tête avec un seul point d’avance sur le Liberia.  » Ma décision est effective immédiatement et je n’y reviendrai pas même si les Libériens me supplient « . Il a fallu beaucoup de rancoeur et de ressentiment pour que le héros national en arrive à cette extrêmité.

Un gentleman en colère

Le héros est fatigué. Après avoir sorti l’équipe nationale du Liberia de sa longue léthargie, Weah a réussi à faire croire à tout le monde qu’une qualification à la Coupe du monde 2002 est à portée du pied. La presse libérienne l’a qualifié de faiseur de miracles. Avant la défaite dominicale, les portes du Japon paraissaient grandes ouvertes. Si aujourd’hui, elles ne sont pas complètement closes, il n’en demeure pas moins que le rêve de fouler le gazon du pays du Soleil Levant est compromis. Mince.

Il faut que le Liberia s’impose au Sierra Leone et que le Nigeria perde, sur son terrain, face au Ghana pour les Liberiens gagnent le sésame.  » J’espère que l’équipe nationale trouvera quelqu’un pour la qualifier à la Coupe du monde et qu’il rehausse son niveau de jeu « . Mais Mister George a déjà la tête ailleurs. La saison prochaine, il quitte l’Olympique de Marseille

pour Monaco. Avec ses 130 buts, le goleador a connu une grande carrière en Europe. Et ce n’est pas fini, assure-t-il. On vous croit Mister !