La CAF a choisi son candidat : ce sera l’Afrique du Sud qui représentera  » officiellement  » l’Afrique unanime à Zurich. Mais Rabat n’a pas dit son dernier mot.


Les choses se sont brusquement accélérées dans la lutte pacifique que se livrent le Maroc et l’Afrique du Sud, aux deux extrémités du continent dont chacun s’accorde à dire que son tour est venu d’accueillir et d’organiser la Coupe du Monde 2006.

On apprenait le 30 mai que le membre du Qatar au conseil exécutif de la FIFA, Mohamed Ben Hammam, accorderait la voix dont dispose son pays au sein de l’instance internationale à l’Allemagne. Décision d’autant plus difficile à comprendre que le Conseil des Ministères de la Jeunesse et des Sports Arabes avait publiquement manifesté son soutien à la candidature marocaine, en novembre à Rabat. Et que Mohamed Ben Hammam avait été nommé en octobre dernier à la présidence du comité arabe pour la candidature marocaine, destiné à faire valoir d’une seule voix la solidarité arabe envers le Maroc.

Rien n’est encore joué

Faut-il voir un lien entre ce revirement subit et la décision adoptée par la CAF, le jeudi 1er juin, de faire de l’Afrique du Sud son candidat officiel, ce qui a l’inconvénient de mettre hors jeu le Maroc, mais l’avantage de présenter un vote africain unanime le 7 juillet, lors du vote de la FIFA à Zürich ?

En visite au Maroc avec Sepp Blatter, le président de la CAF Issé Hayatou aurait décidé après l’avoir étudié que le dossier de l’Afrique du Sud l’emportait sur celui du Maroc sur le seul critère du mérite. Il avait jusqu’alors refusé de s’exprimer sur le sujet.

Le Maroc a-t-il perdu et l’Afrique du Sud gagné ? Que ce soit dans les couloirs feutrés des instances internationales ou au milieu de tribunes enfiévrées, le football sait ménager suspense et rebondissements. Que le meilleur gagne !