Les problèmes d’organisation de la Coupe d’Afrique des nations gênent les candidatures africaines à l’organisation de la coupe du monde de football en 2006.


La coupe d’Afrique qui s’est achevée, le 14 février, sur la défaite des footballeurs nigérians face au Cameroun, au terme d’une très controversée séance de tirs au but n’arrange pas les affaires du football africain. Le Maroc et l’Afrique du Sud, qui sont candidats à l’organisation de la coupe du monde de 2006 n’ont cessé d’insister auprès de la Fédération internationale de football (FIFA) sur le fait que jamais un pays du continent n’avait encore été retenu.

Or les émeutes qui ont suivi la victoire du Cameroun ne sont pas pour rassurer les instances internationales sur les capacités d’organisation et la gestion des débordements des instances africaines. Autre bon point en faveur des candidats rivaux, l’Allemagne, le Brésil et l’Angleterre : le projet d’une candidature unique Maroc/Afrique du Sud est un lointain souvenir.

Les deux fédérations n’ ont jusqu’à présent pas réussi à s’entendre. D’abord, la dernière coupe d’Afrique des nations qui, pour la première fois, était co-organisée par le Nigeria et le Ghana à généré de nombreux couacs, notamment dans le transport des joueurs, en raison de leur éloignement géographique. C’est dire à quel scepticisme de la FIFA s’exposeraient les deux pays aux antipodes du continent, s’ils trouvaient un terrain d’entente.

C’est donc en candidat unique que le Maroc est passé à l’épreuve, jeudi 24 février, en recevant une délégation de la FIFA, menée par l’ancien président de la fédération américaine, Alan Rothenberg. Tout espoir n’est pas perdu : celui-ci a trouvé « remarquable » le dossier de candidature. Verdict le 6 juillet.