Blatter.jpg

Le président de la Fédération internationale de football (Fifa), Joseph Blatter, a renouvelé, vendredi, sa confiance à l’Afrique du Sud, pays organisateur du Mondial 2010, en dépit des retards pris dans la construction des installations sportives. Il a déclaré tenir à « rendre justice à l’Afrique. »


« On fera la Coupe du monde en Afrique du Sud ». Le président de la Fédération internationale de football (Fifa), Joseph Blatter, est formel : en dépit des retards pris dans la construction des installations sportives, notamment au Cap, le Mondial 2010 aura bien lieu sur le continent africain. « On fait confiance aux Africains. On ne va pas changer maintenant. L’Afrique peut le faire et doit le faire. » a t-il précisé vendredi 12 janvier, à l’AFP. Le président de la Fifa a exclu tout changement de pays organisateur. « La seule solution de rechange que nous avons dans une enveloppe s’appelle l’Afrique du Sud. »

La Coupe du monde 2010 sera organisée dans neuf villes et dix stades, dont cinq nouveaux pour lesquels les travaux de construction doivent débuter au premier trimestre 2007, selon le Comité local d’organisation (LOC). « Le seul stade qui nous préoccupe est le stade du Cap », a précisé Joseph Blatter, qui a émis l’espoir que les travaux pourront débuter d’ici le 15 février. « Sinon, je descendrai pour donner des coups de pioche », a-t-il ironisé. « Là où doit se construire le stade il y a un parcours de golf, donc on attend. Mais il faut un stade au Cap pour la Coupe du monde. C’est une ville importante », a-t-il indiqué.

« Rendre justice à l’Afrique »

Le patron de l’instance suprême du ballon rond a rappelé que l’attribution de la Coupe du monde à l’Afrique du Sud en 2004 avait relevé d’une « décision sportive » et non « politique ». « On doit rendre quelque chose à l’Afrique et lui rendre justice, s’est-il justifié. Le football africain a donné beaucoup et puis (les Africains) n’ont jamais eu accès à (l’organisation de) la Coupe du monde ». « Il y a eu 5 fois » des candidats africains, a expliqué Joseph Blatter, « et à chaque fois, l’Afrique a toujours perdu. On a donc instauré la rotation de la Coupe du monde. »

Sepp Blatter a également balayé les craintes concernant l’insécurité existant dans certaines villes sud-africaines. « Le danger existe partout, a-t-il affirmé. Quand vous savez où se trouve le danger, vous pouvez le contrecarrer en prenant les mesures nécessaires. »