La défaite initiale contre l’Egypte oblige le Nigeria a réagir. Et cela passe par une victoire, ce samedi à 17h face au Bénin. Une élimination des Super Eagles serait une énorme surprise.


Battus séchement par l’Egypte lors de leur entrée dans la compétition, les Super Eagles ont déjà épuisé leur joker. Face au Bénin, ce samedi à 17h, le Nigeria se doit de gagner sous peine de quitter la compétition prématurément. Ce qui ferait mauvais genre pour un Mondialiste.

Oui mais voilà, pour rejoindre le Top 16 continental, il s’agira de croquer des Ecureuils qui ont montré face au Mozambique qu’il ne fallait pas les négliger. Les coéquipiers de Stéphane Sessègnon ont mené 2-0 avant de se laisser rejoindre par une accrocheuse formation des Mambas, la faute à un football trop approximatif et à beaucoup de ballons perdus dans l’entrejeu.

Victoire impérative

« Les joueurs travaillent dur et sont très concentrés sur leur sujet. Nous sommes tous conscients qu’une victoire contre le Bénin ramènerait toute la confiance et nous allons tout faire pour l’obtenir ». Sur le site de Fédération nigériane de football, le sélectionneur Shaibu Amodu se veut rassurant après la claque subit face à l’Egypte (3-1). La réalité est toute autre. Miné par quelques conflits internes et le départ controversé de Martins – officiellement en Allemagne, le joueurs serait en Angleterre afin de régler un démêlé judiciaire selon KickOffNigeria.com -, le Nigeria traîne sérieusement la patte avant de rencontrer le Bénin. Un malaise renforcé par la pâle copie rendue face à l’Egypte. Aucune cohésion, des lignes beaucoup trop espacées et une absence totale de solidarité, le Nigéria n’a pas, en tout état de cause, l’étoffe d’un champion d’Afrique.

Principal chantier pour Amodu: la défense. Fébrile et naïve face aux double champions continentaux, l’arrière-garde des Super Eagles devrait être entièrement revu, à l’exception du rock Yobo, seul joueur à surnager face à l’Egypte. Le Niçois Apam et le Rennais Echiejile devraient faire leur apparition dans le onze de départ, tout comme l’ancien Lillois Peter Odemwinigie, chargé d’apporter de la vitesse et de dynamiter le Bénin. En leur apportant liant et constance, le joueur du CSKA Moscou pourrait bien donner une autre allure aux Super Eagles.

Défense remaniée

Mais c’est tout de même une nation entière qui se présente face au Nigeria. Dans la semaine, le chef de l’Etat béninois,  Boni Yayi, avait rappelé aux joueurs le « pacte »passé avant leur départ pour l’Angola : « tout mettre en œuvre pour passer le premier tour. » Déçus de ne pas avoir remporté le premier match de leur histoire dans une Coupe d’Afrique des Nations, les hommes de Michel Dussuyer vont tout tenter pour couper les ailes des Super Eagles.

Pour avoir une chance de vaincre les Champions d’Afrique 2004, il faudra savoir jongler entre les temps forts et les temps faibles. Face à une équipe comme le Nigeria, se découvrir trop vite ou mal gérer les efforts serait tout bonnement suicidaire.
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