La première saison de Major League Soccer de Raïs M’Bolhi est déjà sur le point de s’achever, le Philadelphia Union ayant échoué à atteindre les play-offs. Bilan du gardien algérien : quatre titularisations, une bourde et des critiques. Décevant pour lui qui avait placé beaucoup d’espoirs dans son aventure au pays de l’Oncle Sam.


A la surprise générale, fin juillet, il débarquait en Major League Soccer, « fier » et « heureux » à l’idée de porter les couleurs du Philadelphia Union et de vivre son rêve américain. Mais l’expérience au pays du soccer ne se déroule pas vraiment comme prévue pour Raïs M’Bolhi.

En tout et pour tout, le gardien algérien a gardé les cages du Philadelphia Union à quatre reprises seulement depuis son arrivée. Et il n’aura guère l’occasion de gonfler son temps de jeu d’ici la fin de la saison. Pour lui, l’exercice 2014 prendra d’ailleurs fin dès dimanche prochain et un match face au Colombus Crew.

360 minutes en trois mois

Malgré leur victoire face à Kansas City ce week-end (2-1), sans l’Algérien, préservé à son retour de sélection, les Zolos ne sont pas parvenus à se qualifier pour les play-offs, alors qu’il ne reste plus qu’une journée à disputer lors de la saison régulière. Si, collectivement, la saison du Fennec n’a pas été un franc succès, que dire alors d’un point de vue individuel ?

Entre période d’adaptation, échéances avec la sélection et longs déplacements au-dessus de l’Atlantique, le portier de 28 ans n’a pas su s’imposer dans les buts de son nouveau club. Pire encore, début octobre, il a fait perdre deux points à son équipe en commettant une bourde (relance ratée) contre le Chicago Fire (1-1).


La boulette de M’Bolhi contre Chicago par motoro2

Si, comme il est d’usage en de pareilles circonstances, l’entraîneur Jim Curtin a d’abord cherché à dédouaner son dernier rempart (« ce qui est arrivé était une série d’erreurs commises par diverses personnes« ), il a ensuite exprimé le fond de sa pensée : « Bien évidemment, presque l’entièreté du blâme retombera sur M’Bolhi – une acquisition étrangère – qui, de toute manière n’était pas particulièrement aimée par les fans, étant donné la manière dont il a supplanté Zac MacMath, qui était en train de devenir un gardien confirmé de la MLS. »

A l’heure de tirer un premier bilan, les questions sont plus nombreuses que les réponses : Comment Raïs M’Bolhi va-t-il s’entretenir physiquement alors que la prochaine saison de MLS ne débutera qu’en mars ? Jusqu’à présent irréprochable en sélection, comme il l’a prouvé face au Malawi, ne risque-t-il pas d’être à court de forme pour les deux dernières journées des éliminatoires et, surtout, pour la CAN 2015 (peut-être sera-t-il prêté comme certains joueurs le font le temps que redémarre la nouvelle saison) ? Plus fondamentalement, « l’acquisition étrangère« , pourtant accueillie en grande pompe en juillet dernier, restera-t-elle en Pennsylvanie jusqu’au terme de son contrat en 2017 ? Rien n’est moins sûr.