En manque de temps de jeu au PSG, Timothy Weah a été prêté au Celtic Glasgow cet hiver. Même s’il doit se contenter d’un statut de remplaçant en Ecosse, l’attaquant de 19 ans joue davantage (10 apparitions) et il a marqué 2 buts pour sa nouvelle équipe. Dans un entretien accordé ce vendredi au Parisien, l’international américain s’est confié sur ses relations avec son père, Ballon d’Or 1995 et désormais président du Liberia.

« Est-ce plus spécial d’être le fils d’un Ballon d’Or ou d’un président de la République ? Les deux ! Mon père a travaillé pour réaliser ces deux choses. Quand j’y pense, c’est incroyable. Depuis que j’étais petit, il voulait être président du Liberia. J’ai grandi avec ça et du coup ça me semble normal » , a expliqué le jeune joueur. « Oui, avec mes parents, on se parle tous les jours. La différence, c’est seulement que, maintenant, il est président et qu’il travaille un peu plus. Chaque soir, je discute au téléphone avec lui et avec ma mère. Mon père ne me donne pas vraiment de conseils, il me dit juste que je suis fort et que je dois jouer mon jeu, m’exprimer sur le terrain. C’est plutôt ma mère qui me dit les choses. Elle connaît bien le foot. »

Deux idoles de jeunesse, Neymar et son papa

Alors que son père a écrit une partie de sa légende au PSG, Tim Weah admet que la pression est moins forte depuis son départ du club de la capitale. « Ici (au Celtic), ce n’est pas la même chose. Je suis considéré comme Tim Weah, joueur. Mon père n’a pas joué ici, de ce fait, les gens ne parlent pas trop de ça. Ils savent que mon père était un grand joueur, qu’il a fait de grandes choses, mais ils sont simplement contents que je sois là » , a expliqué le natif de New York, tout en prenant soin de préciser que son statut de « fils de » n’a jamais été un poids mais bien une fierté, lui qui place son père parmi ses idoles avec Neymar.

« Ça ne me dérangeait pas qu’on me considère comme ça. J’étais toujours concentré sur le foot, sur ce que je faisais sur le terrain. Ça ne change rien pour moi. Je suis fier de mon père, je ne peux pas dire l’inverse : il a tout fait dans sa vie et j’ai envie de suivre ses traces. J’ai envie que les gens disent : ‘Waouh, Tim Weah a suivi son père, c’était un grand joueur' » , a confié le jeune joueur qui rêve toujours de gagner sa place au PSG.