Les équipes malgaches de football, engagées dans les compétitions africaines, ne savent plus comment gérer leurs calendriers. La Confédération africaine de football se demande s’il n’est pas opportun de supprimer les matchs qui doivent se dérouler dans l’île.


La confusion politique qui règne au Madagascar – loi martiale, deux présidents, deux gouvernements, deux ministres des Sports et, depuis mardi, deux capitales – donne le tournis aux équipes locales engagées dans les compétitions africaines. Selon la Confédération africaine de football (Caf), si une équipe ne peut recevoir chez elle son adversaire, la compétition se déroule sur un seul match. Donc, l’équipe malgache se déplace chez son adversaire et, en cas d’égalité à l’issue de la partie, les deux équipes procéderont directement aux tirs au but. Une hypothèse qui ne convient guère aux Malgaches.

 » Cette décision de la Caf est pour le moins étrange. L’année dernière en éliminatoires de la Can 2002, Maurice, où les matches de foot étaient interdits pendant 19 mois, avait demandé et obtenu de la Caf, le droit de disputer les matches aller et retour contre l’Egypte au Caire en une semaine d’intervalle. On se demande si les traitements et l’application du règlement de compétition varient d’un pays à l’autre au sein de l’instance suprême du football en Afrique « , s’insurge L’Express.

Le sport en temps incertains

Après avoir donné des signes d’acceptation, les équipes malgaches se rebiffent. Elles veulent jouer le match retour à domicile. Elles avancent comme argument que seule la capitale  » officielle « , Antananarivo, connaît une instabilité politique. Et de proposer de recevoir leurs adversaires dans la  » nouvelle  » capitale, Toamasina. L’US Transfoot de Brickaville qui affrontera samedi à Johannesburg les Sud-Africains de Kaiser Chiefs et l’AS Adema qui se déplacera à La Réunion pour jouer contre Saint-Pierre ont décidé de programmer le match retour à Toamasina. Le Stade olympique de l’Emyrne, qui se déplace à Luanda pour affronter Petro Atletico en 16e de finale aller de la ligue des champions, jouera également le match retour à domicile, mais le terrain reste à déterminer.

Ces propositions risquent de ne pas être prises en compte par la Confédération africaine et les clubs africains si la situation politique à Madagascar ne revient pas à la normale. Or, c’est loin d’être le cas.