Après une saison en demi-teinte à Lille, l’attaquant vedette des Lions de l’Atlas (équipe nationale du Maroc), Salaheddine Bassir a décidé de poursuivre sa carrière loin de l’Hexagone. Il a signé pour un an en Grèce à l’Aris Salonique. Il a déjà inscrit deux buts en quatre sorties. Interview.


A 30 ans, Salaheddine Bassir peut se targuer d’avoir un curriculum bien rempli. Deux saisons au Maroc chez les Rajaouis, deux en Asie à Al-Hilal (Arabie Saoudite), cinq en Europe dont quatre au Deportivo La Corogne (Espagne), une en France, au Losc (Lille olympique sporting club). Depuis septembre 2002, l’ex-attaquant du Raja de Casablanca a rajouté une autre ligne au document : il s’est engagé pour une année à l’ Aris Salonique, club de la division d’élite du championnat grec.

Afrik : Pourquoi avez-vous quitté le Losc ?

Salaheddine Bassir : J’étais en fin de contrat. J’avais signé avec Lille un contrat d’un an avec possibilité de renouvellement. Le départ en fin de saison de Vahid Halilozic, l’entraîneur (actuellement coach de Rennes, ndlr), m’a dissuadé de prolonger l’expérience.

Afrik : Il faut dire que vous n’étiez pas titulaire à part entière au sein de l’effectif du Losc …

Salaheddine Bassir : Avec Vahid, il n’y a pas de titulaire indiscutable. On était un groupe de 18 à 20 joueurs, qu’il utilisait selon ses normes à lui. J’ai tout de même pris part à 22 matches du championnat, ce qui est une bonne moyenne. Il ne faut pas oublier que je suis de nationalité marocaine donc soumis au quota réglementaire (3 étrangers non Union Européenne par match).

Afrik : Nous remarquons que vous avez signé avec l’Aris Salonique un contrat d’un an, tout comme avec le Losc…

Salaheddine Bassir : Effectivement, je ne me suis engagé avec Salonique que pour une saison. Après on verra.

Afrik : C’est un choix de votre part ?

Salaheddine Bassir : Tout à fait. C’est à cause de l’expérience malheureuse que j’ai vécue au Deportivo La Corogne. J’avais signé avec eux pour quatre ans. Les deux premières années se sont passées sans problème mais les deux dernières ont été un calvaire. Je n’avais pas la confiance de l’entraîneur et donc je ne jouais pratiquement pas. J’ai demandé à partir, sans succès. Les dirigeants me disaient qu’ils ne voyaient aucun inconvénient à ce que je les quitte mais ils demandaient beaucoup d’argent à tous les clubs qui me voulaient. Ce qui les faisait fuir. J’ai dû rester quasiment deux ans sans jouer. J’ai été presque traumatisé par cette affaire.

Afrik : Comment s’est passée votre intégration à l’Aris Salonique ?

Salaheddine Bassir : Très bien. J’ai joué quatre matches et j’ai marqué deux buts. L’équipe est en ce moment 6ème au classement, mais nous ne sommes qu’à la 5ème journée. J’ai retrouvé à Salonique d’autres Africains notamment l’international Camerounais Joëlle Epallé et l’ambiance est bonne.

Afrik : Et les Lions de l’Atlas, vous y pensez encore ?

Salaheddine Bassir : Bien évidemment. Je reste toujours à la disposition de l’équipe nationale. Après la Can 2002, j’ai pris un peu de recul. Maintenant, je me sens d’attaque. Je suis prêt.

Afrik : En avez-vous parlé avec le nouvel entraîneur Badou Zaki ?

Salaheddine Bassir : Pas encore. Mais on se connaît et je ne pense pas qu’il doute de mon engagement envers les Lions de l’Atlas.

Afrik : Vous avez 30 ans, combien de temps pensez-vous encore continuer à jouer comme professionnel ?

Salaheddine Bassir : Jusqu’à 46 ans comme Roger Milla. Non, je blague. Je voudrais bien jouer encore deux ou trois ans et après je prendrai un repos mérité.