La star camerounaise de football, Samuel Eto’o, en visite des chantiers de la CAN 2012 le 12 août à Libreville, aux côtés du président de la république, Ali Bongo Ondimba a déclaré qu’il espère gagner avant la fin de sa carrière une Coupe du monde avec les Lions Indomptables du Cameroun. Il a annoncé également la création au Gabon de la Fondation qui porte son nom, afin de participer au développement du football dans le continent.


« Je suis venu aujourd’hui avec la permission de mon grand frère [Ali Bongo, NDLR] pour lancer la fondation Samuel Eto’o au Gabon, pour que dans dix ans nous ayons des équipes prêtes pour gagner la coupe du monde, parce que c’est mon rêve. J’ai encore trois ou quatre ans dans le football, j’espère gagner la coupe du monde avec le Cameroun mais ça sera la Coupe du monde des Africains. Si je ne peux pas le faire en tant que joueur, il faut que mes jeunes frères le fassent à ma place« , a déclaré Samuel Eto’o.

« Il y a quelques années, ma carrière sportive avait pris un sens. J’avais 14 ans, j’ai eu l’immense bonheur de rencontrer un monsieur qui n’était forcément pas riche financièrement, mais qui avait un cœur énorme et qui était aussi amoureux du football que moi. Il m’a donné ma chance, m’a permis de jouer dans de meilleures conditions et de devenir l’enfant de l’Afrique que vous connaissez tous. Quand j’ai signé mon premier contrat au Real de Madrid, je pensais déjà à la fin de ma carrière. Je me disais, dans quelques années je ne serais plus dans les stades. Mais mon souhait, c’est de voir d’autres jeunes jouer. C’est pourquoi je me suis lancé dans l’aventure : j’ai créé ma fondation. J’ai eu le plaisir d’avoir depuis quelques années quelques jeunes Camerounais au Barça, à Majorque, aujourd’hui à Malaga. J’ai eu la chance aussi d’avoir une grande amitié avec mon grand frère et je me suis dit, Eto’o n’est pas l’enfant des Camerounais. Je suis l’enfant de toutes les mamans africaines et pourquoi je ne laisserais pas quelque chose qui fasse le bonheur de ces autres mamans« , a-t-il poursuivi.

Pour taire les mauvaises langues, le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe d’Afrique des nations a apporté quelques précisions : « Ca ne coûtera rien, à part bien sûr les installations que mon grand frère a bien voulu mettre à ma disposition. Mais, le gouvernement gabonais ne dépensera rien. Eto’o n’a pas pris d’argent ! Je ne prends pas l’argent en Afrique pour l’amener ailleurs. Au contraire, je dois trouver des solutions pour aider mon grand frère qui a déjà des tâches énormes« .

« J’ai déjà mon image. J’amènerais d’autres frères… Didier, Michael, pour que tous ensemble nous nous réunissions autour d’une table pour un déjeuner ou un diner, selon la volonté de notre grand frère, pour une levée de fonds, ces fonds qui nous permettront de gérer notre fondation pour que nous puissions donner une meilleure éducation à ces jeunes et surtout qu’il puissent prendre du plaisir en jouant au football« , a suggéré Eto’o.

« Pour tous les jeunes qui sont ici, c’est un moment exceptionnel que de voir l’un des fils préférés du continent venir leur dire : J’ai eu ma chance, voilà la vôtre ! Donc, il faut la saisir. Et nous voulons encourager une telle entreprise, une telle générosité. Et c’est tout à fait normal que nous puissions, dans la mesure de nos possibilités, aider tous ceux de nos frères qui pensent à d’autres, qui ne sont pas égoïstes et qui pourraient très bien rester sur leur piédestal, finir leur carrière en Europe et y rester. Mais, vous le voyez bien : il est là avec vous et c’est un exemple de professionnalisme pour tous les jeunes qui sont ici. Car, Samuel pourra vous le dire : on ne devient pas Samuel Eto’o sans travail et pour rester le meilleur, il faut encore plus de travail. C’est exemple que nous voulons pour nos jeunes« , a lancé Ali Bongo Ondimba, s’adressant aux jeunes Gabonais.

Rappelons que le président de la république s’est rendu tout au long de cette semaine qui vient de s’achever sur les différents chantiers de la CAN 2012, aussi bien à Libreville qu’à Franceville, afin de toucher du doigt l’état d’avancement des travaux de construction des infrastructures liées à cette prestigieuse compétition.