Bien décevante, l’Espérance Tunis a été surprise par un Zamalek très convaincant (1-3) ce vendredi à Doha à l’occasion de la Supercoupe de la CAF. Le Marocain Achraf Bencharki a inscrit un doublé pour offrir le sacre au club cairote.

Double tenante du titre en Ligue des champions, l’Espérance Tunis fait décidément un blocage en Supercoupe de la Confédération africaine de football (CAF). Comme la saison passée face au Raja Casablanca (1-2), les Sang et Or se sont inclinés dans cette affiche de prestige ce vendredi, cette fois contre le Zamalek (1-3). C’est donc le club cairote, vainqueur de la dernière Coupe de la Confédération (équivalent africain de la Ligue Europa) et entraîné par le Français Patrice Carteron, qui est sacré pour la 4e fois de son histoire. Et dire que les Chevaliers Blancs ont longtemps failli boycotter ce match en raison des relations diplomatiques tendues entre l’Egypte et le Qatar, où cette affiche a eu lieu !

Dès la 2e minute, Abdel Shafy débordait Derbali côté gauche et centrait dans la surface où Yousef Ibrahim «Obama» surgissait devant Chammam pour ouvrir le score de la tête (0-1). Le champion d’Afrique était cueilli à froid et peinait à s’en remettre face à des Egyptiens plus incisifs et qui parvenaient parfaitement à le faire déjouer. Au fil des minutes, les hommes de Mouine Chaabani finissaient tout de même par se rapprocher du but adverse sans se montrer très menaçants pour autant. Bonsu se procurait deux situations, mais le Ghanéen ne cadrait pas sa première tentative avant d’être contré sur la seconde.

La VAR à la rescousse de l’Espérance

Déjà dangereux sur deux frappes lointaines de Mostafa Mohamed, le Zamalek frôlait le break avant la pause, mais Chetti se sacrifiait face à Ahmed Sayed. Quelques minutes plus tard, Mostafa Mohamed se heurtait à Ben Cherifia sur une frappe en pivot tandis que Bencharki ne parvenait pas à cadrer sa reprise. L’EST avait eu chaud !

Tout basculait au retour des vestiaires lorsque le défenseur central du Zamalek, El-Wensh, repoussait une frappe d’Elhouni avec l’aide de sa main, décollée du corps, dans la surface. Après vérification des images à la VAR, l’arbitre sud-africain, M. Gomes, sifflait un penalty logique que l’Algérien Benguit transformait en force sous la barre (1-1, 53e). Une égalisation presque inespérée pour les Tunisiens.

Retrouvailles dans 15 jours !

Mais la joie était de courte durée car, dans la foulée, le Marocain et ancien Lensois Bencharki profitait d’une perte de balle de Bonsu au milieu de terrain pour passer en revue la défense espérantiste puis ajuster Ben Cherifia en douceur (1-2, 57e). Un magnifique but ! Dos au mur, l’Espérance ne parvenait pas à réagir et c’est au contraire le gardien tunisien qui devait se détendre pour repousser la frappe d’Obama. Après un but logiquement refusé à l’EST, le Zamalek enfonçait même le clou dans le temps additionnel sur un contre conclu par un petit piqué de Bencharki, auteur d’un doublé (1-3, 90e+1).

Très convaincant face à des Sang et Or bien décevants, le club égyptien prend un ascendant psychologique avant le quart de finale de la Ligue des champions qui va à nouveau opposer les deux équipes (aller le 29 février en Egypte, retour le 6 mars en Tunisie). D’ici-là, l’Espérance, battue pour la 4e fois d’affilée en 5 participations en Supercoupe d’Afrique, va devoir s’en remettre…

Les compos de départ

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