Le gardien du Togo, Kodjovi Obilalé, grièvement blessé dans l’attaque de son bus en Angola avant la CAN, est toujours en Afrique du Sud, où il a été soigné en urgence. Il doit désormais rejoindre le centre de rééducation de Kerpape, dans le Morbihan. Mais, pour l’instant, personne ne veut payer pour son rapatriement. Le transport médicalisé du joueur de Pontivy coûte 65 000 €. Une somme que l’Angola rechigne à payer, tout comme le Togo, où le plus grand flou règne à propos des assurances prises par la Fédération.

En attendant, Obilalé, très affecté par cette situation, patiente avant de retrouver les siens en Bretagne. Son coéquipier en équipe nationale, Emmanuel Adebayor, a déjà financé le voyage en Afrique du Sud de la femme et de la sœur du joueur. « Des responsables angolais sont passés le voir à l’hôpital la semaine dernière, ils ont apporté du parfum et des fleurs pour sa compagne et sa sœur mais c’est tout », se désole le président du club de Pontivy, Philippe Le Mestre. « L’Angola, en tant que pays organisateur de la CAN, avait promis de s’occuper de tout mais rien ne vient. Le joueur a reçu le feu vert des médecins pour partir, il devait même partir mercredi, mais l’avion est bloqué sur une base. »