Malgré le score d’un but partout obtenu jeudi soir à Tunis, l’équipe nationale tunisienne peut envisager sereinement la suite de sa préparation à la Coupe d’Afrique des nations 2004, qui se déroulera dans le pays.


 » Les Tunisiens échouent à trouer la défense suisse, mais renoncent à en faire un fromage « , aurait pu titrer la presse si sage du président Ben Ali si elle se permettait un brin de facétie. Jeudi soir à Tunis, la sélection nationale n’a pas démérité, même si elle n’est pas parvenue à s’imposer face à de solides Helvètes.

Les locaux concédaient d’abord un but à leurs adversaires (Mario Cantaluppi, 20ème), avant de se ressaisir en deuxième mi-temps (Bouaziz, 68ème), dans ce que leur entraîneur italien considère comme le début d’une  » préparation de longue durée  » à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2004, qui aura lieu en Tunisie.

Malgré l’absence du capitaine Zoubeir Beya retenu par son club, Francesco Scoglio est semble-t-il parvenu à conserver la cohésion de son équipe, désormais tendue vers l’objectif 2004.

Avis divergents

La Tunisie a déjà accueilli par deux fois la CAN, mais a échoué jusqu’à présent à remporter le trophée continental. En 1965, elle a perdu à Tunis en finale contre le Ghana. En 1996, les Tunisiens ont été battus à Johannesbourg par l’Afrique du Sud.

Tous les commentateurs ne semblent pas apprécier la stratégie actuelle de Scoglio, qui est d’affronter son équipe aux références du football européen en vue de l’aguerrir avant le grand rendez-vous africain de 2004. L’African Soccer Magazine, en particulier, espère que la Tunisie  » ne recommencera pas l’erreur de jouer tous ses matches de préparation contre des adversaires européens et d’accumuler ainsi des performances décevantes. «