Une Commission est chargée d’enquêter sur des transferts illégaux de joueurs orchestrés par des dirigeants peu scrupuleux.


L’African Soccer Magazine rapporte que la Commission ad hoc présidée par le juge Sulay Gbadegbe, composée de cinq membres a publié en mai dernier, au Ghana, un rapport accablant sur une série de transferts frauduleux de joueurs vers l’étranger.

Ces transactions qui atteignent des millions de dollars profitent à quelques dirigeants véreux. Elles échappent ainsi à tout contrôle de la fédération nationale de Football (GFA).

Le président ghanéen et son vice-président, alertés par les protestations des médias les plus importants sont à l’origine des investigations de la Commission. Et ce à la suite de la mort mystérieuse du prometteur joueur de l’Accra Hearts of Oaks, Shamo Quaye, objet d’un transfert vers le club suédois Uméa FC en 1997.

Scandale

A ce jour, le gouvernement ghanéen ne semble pourtant pas vouloir prendre des sanctions pénales. De fait les personnes mises en cause ont jusqu’ici été sommées de rembourser des recettes qui auraient échappé aux victimes. L’enjeu de cette affaire, dont l’ampleur est sans précédent dans l’histoire du football ghanéen, est double. Il s’agit pour le gouvernement de protéger non seulement les joueurs mais aussi de rassurer l’opinion publique sur sa capacité et sa volonté de prendre des sanctions adéquates.

La Commission, dans l’optique d’éviter que de tels évènements se reproduisent, propose par exemple que les joueurs mineurs transférés ne soient pas obligés de signer pour une période initiale de plus de trois ans. La GFA demanderait même à la Fédération Internationale de Football (FIFA) d’annuler des contrats antérieurs à la décision et qui ne respecteraient pas cette nouvelle règle.