Brahim Hemdani n’aura pas attendu longtemps avant de devoir gérer un premier petit malaise chez les Verts. Laissé sur le banc contre la Zambie (3-1), Rayan Aït-Nouri aurait très mal vécu la décision et aurait même refusé de repartir à l’échauffement en seconde période. Une attitude sur laquelle le nouveau sélectionneur a été interrogé après la rencontre.
Pour sa première à la tête de l’Algérie, Hemdani avait décidé de faire un choix fort au poste de latéral gauche : titulariser Jaouen Hadjam au détriment d’Aït-Nouri. Une décision immédiatement récompensée puisque le joueur de Brighton a ouvert le score dès la 2e minute.
Aït-Nouri aurait refusé de repartir à l’échauffement
Dès avant le coup d’envoi, les images du banc avaient montré un Aït-Nouri particulièrement contrarié, échangeant notamment avec Ahmed Touba. Mais c’est en seconde période que la situation se serait véritablement tendue.
Selon plusieurs médias algériens, le joueur de Manchester City a d’abord été envoyé à l’échauffement. Après l’égalisation zambienne, le staff a modifié ses plans et lui a demandé de patienter. Une fois l’avantage repris grâce à Ibrahim Maza, Hemdani aurait de nouveau souhaité préparer son entrée.
Aït-Nouri aurait alors refusé de repartir s’échauffer, malgré les interventions de membres du staff et de l’encadrement. Il n’est finalement pas entré en jeu.
Interrogé après la rencontre, Hemdani a refusé d’alimenter la polémique tout en rappelant les règles collectives :
« Je n’ai pas envie de parler d’un cas personnel. Notre mission ici est de servir l’équipe nationale et de défendre ses intérêts, rien d’autre. Si une situation anormale devait survenir, que ce soit en club ou en sélection, nous prendrions les mesures qui s’imposent. En tout cas en l’espèce y’a rien à dire sur la question. »
Une frustration difficile à justifier sportivement
La déception d’un joueur qui souhaite être titulaire peut évidemment s’entendre. Sa gestion reste en revanche essentielle dans un groupe, particulièrement au début d’un nouveau cycle où Hemdani doit installer son autorité et une nouvelle hiérarchie.
D’autant que la concurrence de Hadjam ne sort pas de nulle part. Aït-Nouri ne compte que 105 minutes avec Manchester City cette saison et ses dernières grandes compétitions avec les Verts n’ont pas véritablement dissipé les interrogations. Déjà terne lors de la dernière CAN, il s’était également montré décevant lorsqu’il avait eu sa chance comme titulaire durant la Coupe du monde 2026.
À l’inverse, Hadjam a saisi l’opportunité offerte par Hemdani en marquant et en livrant une prestation convaincante.
Hemdani déjà confronté à la gestion des ego
L’épisode intervient alors que Mohamed Amoura a lui aussi affiché beaucoup de frustration contre la Zambie. Double passeur mais toujours muet devant le but, l’attaquant n’a pas semblé apprécier son remplacement à la 70e minute et a terminé la rencontre en larmes, après avoir également essuyé quelques sifflets.
Deux situations très différentes, mais qui rappellent déjà l’une des missions essentielles du nouveau sélectionneur : gérer les émotions et les ego sans laisser les frustrations individuelles affecter le collectif.
Pour Aït-Nouri, la meilleure réponse reste désormais sportive. L’Algérie se déplace au Burundi mardi pour la deuxième journée des éliminatoires de la CAN 2027. À lui de montrer à Hemdani qu’il mérite de retrouver le onze, plutôt que de laisser son mécontentement prendre le dessus.
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