Burundi-Algérie : les 3 pièges qui attendent les Verts à Bujumbura

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Après sa victoire contre la Zambie, l’Algérie affronte au Burundi des conditions susceptibles de compliquer un peu plus sa mission.

Sur le papier, l’Algérie partira largement favorite mardi à Bujumbura. Les Verts restent sur une première victoire encourageante contre la Zambie (3-1), malgré quelques points encore à corriger, tandis que le Burundi s’est incliné au Togo (1-0) lors de la première journée des éliminatoires de la CAN 2027. Sans parler du poids des deux nations sur l’échiquier continental.

Pour son premier déplacement à la tête de la sélection, Brahim Hemdani devra toutefois composer avec trois contraintes susceptibles de réduire l’écart théorique entre les deux équipes.

Une pelouse synthétique et un horaire inhabituel

Le premier piège se trouve directement sous les pieds des joueurs. Entièrement rénové, le stade Intwari de Bujumbura dispose désormais d’une pelouse synthétique installée dans le cadre du programme FIFA Forward.

Une surface forcément plus familière aux Burundais et susceptible de modifier les appuis, la vitesse du ballon et le dosage des transmissions. Les Verts, habitués aux pelouses naturelles avec leurs clubs comme en sélection, ne disposeront que de la séance de veille de match pour prendre leurs repères.

L’horaire constitue une autre particularité. Le coup d’envoi sera donné à 15h locales, soit 14h en Algérie, avec des températures qui peuvent approcher les 27 à 29 degrés à Bujumbura à cette période.

La chaleur et l’humidité obligeront donc les hommes d’Hemdani à gérer leurs efforts. Partir sur un rythme trop élevé pourrait notamment se payer après la pause face à une sélection locale beaucoup plus famillière de ces conditions.

Six heures et demie de vol et peu de récupération

Le troisième obstacle tient à l’enchaînement. Après avoir affronté la Zambie vendredi soir à Tizi-Ouzou, les Algériens ont quitté le pays dimanche à bord d’un vol spécial. Six heures et demie plus tard, ils ont atterri à Bujumbura en début de soirée.

Après une courte séance de récupération à l’hôtel, les Verts ne disposent donc que de ce lundi pour véritablement préparer la rencontre sur place avant de jouer dès mardi après-midi.

Hemdani doit également gérer un groupe amoindri. Amine Gouiri a été libéré du rassemblement après sa blessure contre la Zambie, tandis que Rayan Aït-Nouri ne participera pas non plus au déplacement après son exclusion du groupe.

Ces contraintes ne sont cependant pas insurmontables. L’Algérie possède suffisamment de qualité pour s’imposer face à un Burundi battu lors de la première journée. On se souvient notamment d’un match au Botswana joué il y a deux ans (en plein ramadan) dans un contexte encore plus compliqué et que les coéquipiers d’Amoura ont finalement su négocier avec succès.

Après une première réussie à domicile, Hemdani va donc découvrir un autre classique du football africain : un long voyage, très peu de préparation sur place et des conditions de jeu inhabituelles. Le résultat dira aussi comment son équipe commence à s’adapter loin de ses repères.

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Naïm Beneddra

Le football m’accompagne depuis l’enfance, et j’ai eu la chance d’en faire mon métier il y a plus de 20 ans. Depuis, j’écris, j’analyse, je râle parfois devant un match et je continue surtout à aimer raconter ceux qui font ce sport. Fan inconditionnel des Fennecs, je garde évidemment un œil très attentif sur tout ce qui touche au football algérien. Si vous aimez le foot avec passion, curiosité et un peu de mauvaise foi assumée, on devrait bien s’entendre.