Le président burkinabè Ibrahim Traoré estime son pays capable d’organiser seul la CAN 2032, pourtant convoitée avec le Mali et le Niger. Une sortie qui ne passera pas inaperçue à Bamako et Niamey.
La candidature commune du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour accueillir la CAN 2032 reste d’actualité. Mais Ibrahim Traoré vient d’ouvrir une autre perspective : selon le chef de l’État burkinabè, son pays aurait également les moyens de porter seul un tel projet.
Interrogé sur l’ampleur du chantier par un média de son pays, il a rejeté l’idée que l’objectif serait hors de portée : « Si on veut, on peut. Le mot impossible, il faut écarter ça du vocabulaire. »
« Même le Burkina seul »
« Les trois pays, c’est largement suffisant. Si on se met au sérieux, on peut. Même le Burkina seul, si on décide qu’en 2032 on accueille la CAN, on va le faire », a affirmé Ibrahim Traoré.
Le dirigeant ne remet donc pas en cause la candidature commune officiellement déposée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Il insiste plutôt sur la capacité du Burkina à assumer une part importante du projet, voire davantage si le dossier devait évoluer d’ici à 2032.
Le défi reste considérable. Organiser une CAN moderne exige plusieurs stades homologués, des terrains d’entraînement, une capacité hôtelière suffisante, des transports adaptés ainsi que des garanties importantes sur le plan sécuritaire.
Traoré estime que les six années restantes laissent suffisamment de temps pour transformer les infrastructures du pays. « 2032, c’est encore loin. Aujourd’hui, construire un stade, ce n’est plus un mythe », a-t-il assuré, évoquant également un programme de développement des infrastructures sportives.
Le Burkina Faso a déjà connu une CAN à domicile
Le pays ne partirait pas totalement dans l’inconnu. Le Burkina Faso avait déjà accueilli la CAN en 1998. Portés par leur public et dirigés par Philippe Troussier, les Étalons avaient atteint les demi-finales avant de terminer quatrièmes.
La petite finale contre la RD Congo reste l’un des matchs les plus spectaculaires de l’histoire du tournoi : le Burkina menait 4-1 avant d’être rejoint à 4-4 puis battu aux tirs au but.
1998 4️⃣th
— CAF (@CAF_Online) September 18, 2023
2013 🥈
2017 🥉
2021 4️⃣th
Every time Burkina Faso have made it past the group stage in #TotalEnergiesAFCON, they have made it to the semi-finals 😏
Do they keep the streak going at Côte d'Ivoire? pic.twitter.com/5junowHlLo
Le contexte de 2032 sera évidemment très différent. Les exigences de la CAF ont considérablement évolué et la future candidature devra surtout convaincre sur les infrastructures, la logistique et la sécurité. Patrice Motsepe avait d’ailleurs déjà assuré que le dossier commun Burkina-Mali-Niger aurait « autant de chances que les autres », malgré les interrogations entourant notamment la situation sécuritaire.
À ce stade, le projet transmis à la CAF reste bien celui d’une organisation à trois. Les propos d’Ibrahim Traoré ajoutent surtout une indication sur l’ambition burkinabè : Ouagadougou entend montrer qu’il ne compte pas seulement participer au dossier AES, mais qu’il veut être capable d’en porter une part majeure.
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