Cap-Vert 0-0 Arabie Saoudite : le nouveau exploit des Requins Bleus, qualifiés en 16es de finale de la Coupe du monde 2026 !

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Dès leur toute première Coupe du monde, les Requins Bleus ont tenu l’Arabie Saoudite en échec (0-0) dans la nuit de vendredi à samedi et rejoint les 16es de finale. Du jamais-vu.

Il fallait ne pas perdre. Le Cap-Vert n’a pas perdu. Il fallait que l’Espagne ne s’effondre pas contre l’Uruguay. L’Espagne a tenu (1-0). Et c’est ainsi, dans l’attente fébrile du résultat de l’autre match du groupe, que les Requins Bleus ont appris qu’ils venaient d’écrire la plus belle page de leur histoire footballistique : une qualification pour les 16es de finale à leur toute première Coupe du monde.

Les Requins Bleus ont tenu là où tant d’autres ont craqué

Le match en lui-même n’a pas été une démonstration. Face à une Arabie Saoudite plus à l’aise techniquement en première période, le Cap-Vert a tenu le coup avec ce qui a fait sa force depuis l’ouverture du tournoi : un bloc défensif imperméable, une ligne arrière impeccable, et l’énergie des entrants pour renverser le rapport de forces après la pause. C’est Nuno Da Costa, sorti du banc, qui a lancé Laros Duarte dans le dos de la défense saoudienne, mais Al-Owais a repoussé la tentative (74e). Da Costa lui-même a terminé le match en envoyant une reprise à côté (90e+5). Zéro à zéro. Et trois points au compteur.

Cinq compétitions internationales, et déjà les 16es de finale d’un Mondial

Pour mesurer ce que représente cette qualification, un repère : avant ce Mondial, le Cap-Vert n’avait disputé que quatre phases finales de Coupe d’Afrique des Nations. Pas de Coupe du monde, pas de précédent. Arriver à Houston pour le premier tour relevait déjà de l’aventure. Passer en 16es en trois matchs sans défaite, avec un nul contre l’Espagne, un 2-2 arraché à l’Uruguay et ce 0-0 sérieux face aux Saoudiens, relève d’une tout autre dimension.

Messi et l’Argentine au bout du chemin

Deuxièmes du groupe H derrière l’Espagne, les Requins Bleus affronteront en 16es de finale l’Argentine le 3 juillet à Miami. Les champions du monde en titre, Lionel Messi en tête. L’écart sur le papier est vertigineux. Mais une équipe capable de ne pas encaisser de but en deux matchs sur trois, et de tenir tête à trois adversaires de ce niveau, ne se présente pas à Miami pour faire de la figuration.

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Laurent KINOR