Battue par une Norvège plus réaliste (1-2), la Côte d’Ivoire a été éliminée en 16es de finale de la Coupe du monde 2026 ce mardi à Dallas. Suite à cette défaite, les Eléphants étaient partagés entre fierté du parcours accompli et déception générée par ce match. Mais l’avenir pourrait réserver plein de promesses à la génération dorée ivoirienne.
Que retenir du dénouement du parcours ivoirien à la Coupe du monde 2026 ? La fierté d’une épopée historique jusqu’en 16es de finale ? L’élimination frustrante alors qu’il y avait la place pour faire mieux avec plus de réalisme ? Les lendemains prometteurs qui attendent le groupe le plus jeune de ce Mondial ? Après la défaite contre la Norvège, les Eléphants étaient partagés entre ces trois sentiments, parfois contradictoires.
“C’est une défaite très très amère, surtout qu’il y avait de la place. On n’a pas été lucide dans le dernier geste. Ça fait mal… Je suis fier de tous mes coéquipiers“, a résumé le capitaine ivoirien, Franck Kessié, au micro de la NCI. “Le bilan est positif, parce qu’on a passé les poules et écrit l’histoire, et négatif, parce que je croyais vraiment en cette génération et je pensais qu’on pouvait aller loin dans cette compétition. (…) On va apprendre de cette erreur et revenir plus fort“, a promis son coéquipier Amad Diallo, à nouveau auteur d’une entrée décisive (un but, un ballon sauvé sur la ligne), sur la même chaîne.
Le plus jeune effectif de la Coupe du monde 2026
Si ce discours est fréquent après une élimination, il prend tout son sens avec la Côte d’Ivoire, dont le groupe affichait une moyenne d’âge de seulement 25,8 ans en Amérique du Nord. Avec des têtes d’affiche comme Yan Diomandé (19 ans), Amad Diallo (23 ans), Ange-Yoan Bonny (22 ans), Christ Inao Oulaï (20 ans) et de jeunes défenseurs comme Odilon Kossounou (25 ans), Evan Ndicka (26 ans) et Guéla Doué (23 ans) et le gardien Yahia Fofana (25 ans), cette équipe a encore de nombreuses et belles années devant elle.
Mais l’élimination frustrante contre la Norvège, malgré 14 corners obtenus et de nombreuses situations mal négociées dans la surface adverse, qui fait écho à la défaite face à l’Allemagne alors qu’il y avait la place pour faire mieux, souligne les défauts que ce groupe doit encore gommer, à commencer par le manque d’efficacité.
Objectif CAN 2027 puis Mondial 2030
“C’est le haut niveau, les petits détails, ça se joue à pas grand-chose, il faut garder la concentration du début à la fin. C’était la première Coupe du monde pour cette génération, ils ont bien grandi, ils ont bien appris. On va continuer à travailler pour revenir plus forts lors des prochaines échéances“, a synthétisé le sélectionneur Emerse Faé au micro de beIN Sports.
🏆 #ClubAmerica
— beIN SPORTS (@beinsports_FR) June 30, 2026
🗣 Émerse Faé 🇨🇮 : « On va continuer à travailler pour revenir plus forts lors des prochaines échéances. » #beINFWC2026 pic.twitter.com/oxcp6TXFKl
Les prochaines échéances justement, parlons-en. Il y aura d’abord la CAN 2027 dans un an, au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie (19 juin-17 juillet 2027). Celle-ci devrait se disputer avec un groupe inchangé, mais le contexte particulier d’une CAN, avec des adversaires pour la plupart repliés en bloc bas, représentera un véritable défi qui pourrait moins convenir aux qualités de vitesse et de percussion de cette génération, qui excelle pour dévorer les espaces en transition rapide.
L’horizon plus lointain conduit à la Coupe du monde 2030, partiellement organisée sur le sol africain, au Maroc. Les Nicolas Pépé, Franck Kessié, Ibrahim Sangaré et Ghislain Konan auront probablement quitté le groupe d’ici-là, mais la génération dorée aura entre 25 et 30 ans et devrait arriver à maturité. Elle devra prouver d’ici-là qu’elle a pris de la bouteille et qu’elle ne laisse plus filer des matchs à sa portée comme celui de la Norvège…
:quality(65)/https%3A%2F%2Fmedia.afrik-foot.com%2Fmain%2F2026%2F06%2FICONSPORT_369403_0101.jpg)