Coupe du monde 2026 : “on voulait le gagner, on n’est pas euphorique”, la pointe de frustration après le Brésil démontre que le Maroc a bel et bien changé de dimension

Publié le par

Le Maroc a bien l’intention de démontrer que son parcours jusqu’en demi-finales de la précédente édition n’était pas un exploit isolé. Et la réaction des Lions de l’Atlas après leur match nul inaugural face au Brésil (1-1) dans cette Coupe du monde 2026 en dit long sur leurs intentions.

Les spectateurs qui n’avaient pas vu de match du Maroc depuis la dernière Coupe du monde ont dû être surpris ! Loin du jeu basé sur une organisation défensive à toute épreuve et sur des transitions rapides qui était leur marque de fabrique lors de leur épopée à la Coupe du monde 2022, les Lions de l’Atlas ont affiché un visage radicalement différent pour leur entrée en lice au Mondial 2026 dans la nuit de samedi à dimanche face au Brésil (1-1).

Malgré le pedigree de l’adversaire, les hommes de Mohamed Ouahbi, nommé sélectionneur en mars, ont adopté une approche résolument proactive, en imposant un pressing intense au milieu de terrain, qui a fait complètement déjoué le Brésil de Carlo Ancelotti pendant une demi-heure.

Même si les débats ont été nettement plus équilibrés suite à l’égalisation de Vinicius à la 32e minute, les vainqueurs de la CAN 2025 sur décision de la CAF auraient presque de quoi repartir avec des regrets. Outre leur excellente entame de match et, même s’ils ont aussi concédé des occasions par la suite, les Marocains ont en effet disposé de la balle de match à la 99e minute du temps additionnel, lorsqu’Alisson a mis en échec successivement Neil El Aynaoui puis Ayoube Amaimouni à bout portant.

Quand on ne sait pas gagner un match…”, Ouahbi sur sa faim après le Brésil

Il y a peu de temps encore, ce partage des points face à un cador mondial aurait été perçu comme une performance et salué comme tel. Pourtant, au coup de sifflet final, on ressentait plutôt une pointe de déception dans l’analyse de Ouahbi :

C’était un beau match ! Les gens s’attendaient à ce que ce soit un gros match, on l’avait dit dès le départ : on voulait gagner le match, je pense qu’il y a eu des moments forts, des moments où il fallait souffrir un peu mais je pense que dans l’ensemble on a fait un gros match. On est satisfait du match nul, on n’est pas euphorique, on voulait le gagner. Quand on sait pas gagner un match, il faut accepter de faire match nul“, a philosophé le sélectionneur marocain au micro de M6.

Bien que dominée dans le jeu par le Brésil en seconde période, la 7e nation mondiale au classement FIFA ne s’est pas contentée de défendre patiemment dans son camp, elle a tenté de riposter par séquence et a effectué plusieurs phases de possession dans le camp adverse.

Plus question de tout miser sur des transitions rapides, ce Maroc veut imposer son jeu, et avec des techniciens comme Brahim Diaz, Ayyoub Bouaddi, étincelant face au Brésil, Neil El Aynaoui, Bilal El Khannouss et l’inévitable Achraf Hakimi, il dispose clairement des armes nécessaires pour y parvenir. Cette première performance est très encourageante, même si les blocs bas que devraient proposer l’Ecosse puis Haïti représenteront forcément un autre type de défi…

Avatar photo

Lantheaume Romain

Je suis tombé amoureux du foot africain avec Didier Drogba, puis j’ai découvert Afrik-Foot en 2013. Depuis, nous ne nous sommes plus lâchés !