Golden Boy 2026 : Bouaddi et Diomande à l’assaut d’un trophée qui échappe à l’Afrique

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Ayyoub Bouaddi et Yan Diomandé représentent l’Afrique parmi les 25 finalistes du Golden Boy. Quelles chances de podium ?

Deux internationaux africains peuvent réaliser une première dans l’histoire du Golden Boy. Dévoilée lundi, la liste des 25 finalistes de l’édition 2026 comprend le Marocain Ayyoub Bouaddi et l’Ivoirien Yan Diomandé, tous deux âgés de 19 ans et transférés cet été pour des sommes considérables.

Leur présence récompense deux trajectoires spectaculaires. Mais pour devenir le premier international africain à remporter le trophée créé en 2003, ils devront notamment devancer Pau Cubarsí, dont le dossier paraît aujourd’hui difficile à battre.

Bouaddi, la meilleure chance africaine ?

Par son parcours récent, Bouaddi semble disposer du dossier africain le plus complet. Le milieu a été l’une des révélations de la Coupe du monde, où il a accompagné le Maroc jusqu’en quarts de finale. Sa prestation contre le Brésil avait notamment impressionné par sa capacité à résister au pressing et à orienter le jeu malgré ses 18 ans.

Manchester City a ensuite déboursé 95 millions d’euros (plus 5 millions de bonus), pour l’arracher à Lille. Bouaddi vient également de réussir sa première titularisation européenne sous ses nouvelles couleurs face au FC Porto.

Sa présence parmi les 25 finalistes n’est d’ailleurs pas une surprise. Le Marocain avait déjà grimpé jusqu’à la troisième place du classement indicatif du Golden Boy au mois de septembre.

Yan Diomandé arrive avec un dossier différent. Auteur de 12 buts et 8 passes décisives avec Leipzig la saison dernière, il a également débuté les quatre rencontres de la Côte d’Ivoire au Mondial. Le Real Madrid a ensuite investi 125 millions d’euros (15 millions de bonus), faisant de lui le joueur africain le plus cher de l’histoire.

Son adaptation madrilène est cependant moins éclatante. Apparue lors des sept premières journées de Liga, la recrue ivoirienne n’a été titularisée qu’à deux reprises et cherche encore son premier but. Diomandé a lui-même reconnu récemment qu’il jouait encore peu au Real. Cela étant, les dernières sorties avant la trêve étaient plutôt encourageantes.

Cubarsí possède une longueur d’avance

Le principal obstacle porte le maillot du FC Barcelone. Pau Cubarsí arrive avec des arguments considérables : champion du monde avec l’Espagne, élu meilleur jeune du tournoi et titulaire au Barça, le défenseur possède un palmarès que ni Bouaddi ni Diomandé ne peuvent égaler cette année. Déjà troisième du Golden Boy en 2025, l’Espagnol fait logiquement figure de grand favori.

Bouaddi peut lui opposer son influence dans le parcours mondialiste du Maroc et la difficulté de s’imposer aussi jeune au milieu de terrain. Diomandé dispose de statistiques offensives supérieures et d’une saison remarquée en Bundesliga. À ce stade, leurs dossiers semblent toutefois moins complets que celui du Catalan.

Un succès de l’un des deux constituerait pourtant une véritable première. Aucun joueur ayant représenté une sélection africaine n’a remporté le Golden Boy depuis sa création en 2003. Achraf Hakimi avait terminé huitième en 2018. Ansu Fati, né en Guinée-Bissau mais international espagnol, avait pris la deuxième place derrière Erling Haaland en 2020.

Mario Balotelli ou Paul Pogba comptent également parmi les anciens vainqueurs ayant des origines africaines, mais aucun n’a porté le maillot d’une sélection du continent.

Bouaddi et Diomandé ont coûté jusqu’à 240 millions d’euros cumulés et figurent désormais parmi les 25 derniers candidats. Le trophée semble avoir un favori clair, mais leur présence suffit déjà à rapprocher un peu plus l’Afrique d’un succès qui lui échappe depuis 23 éditions.

Golden Boy 2026 : Bouaddi et Diomande à l’assaut d’un trophée qui échappe à l’Afrique

Naïm Beneddra

Le football m’accompagne depuis l’enfance, et j’ai eu la chance d’en faire mon métier il y a plus de 20 ans. Depuis, j’écris, j’analyse, je râle parfois devant un match et je continue surtout à aimer raconter ceux qui font ce sport. Fan inconditionnel des Fennecs, je garde évidemment un œil très attentif sur tout ce qui touche au football algérien. Si vous aimez le foot avec passion, curiosité et un peu de mauvaise foi assumée, on devrait bien s’entendre.