La folle renaissance de Nicolas Jackson à Aston Villa donne des regrets à Chelsea

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Nicolas Jackson marque deux fois contre Manchester City et affiche un bilan de 7 buts en 11 matchs sous Unai Emery à Aston Villa. Six statistiques prouvent qu’il surpasse déjà Ollie Watkins et qu’Enzo Maresca s’était trompé en l’écartant de Chelsea.

Nicolas Jackson a marqué deux buts samedi contre Manchester City et contribué à infliger aux Citizens leur première défaite de la saison en Premier League. Mais au-delà du résultat, six statistiques issues de Fotmob et des comparaisons avec Ollie Watkins révèlent pourquoi Jackson semble déjà être la solution idéale pour Aston Villa, et pourquoi Enzo Maresca a peut-être eu tort de s’en séparer à Chelsea.

L’attaquant de 25 ans compte désormais sept buts en 11 apparitions sous les couleurs de Villa, aux côtés d’Unai Emery, son ancien entraîneur à Villarreal. Un retour de goleador inattendu pour un joueur dont la réputation était celle d’un finisseur peu fiable devant le but.

Ce que les chiffres disent sur Jackson comparé à Watkins

La comparaison avec Ollie Watkins, idole du club partie cet été, est inévitable pour tout attaquant arrivant à Villa Park. Les statistiques sont très évocatrices.

Nicolas Jackson (Senegal)
© Tom Weller/dpa – Photo by Icon Sport

Jackson effectue 19,6 sprints par 90 minutes en Premier League cette saison, contre 13,8 pour Watkins en 2025-26, soit 5,8 sprints supplémentaires par match. Sa distance couverte par 90 minutes (10,4 km) est quasiment identique à celle de Watkins (10,3 km), ce qui signifie que Jackson court plus vite, pas seulement plus.

En termes de dribbles réussis, Jackson affiche 2,5 par 90 minutes, soit le meilleur ratio parmi tous les attaquants de Premier League actuellement. Watkins a terminé 2025-26 à 0,8 dribble, en 15e position. Sur les passes décisives attendues (xA), Jackson est en quatrième position parmi les attaquants avec 0,9 ; Watkins avait terminé 17e la saison passée.

Maresca ou Jackson : qui était le problème à Chelsea ?

Le départ de Jackson de Chelsea avait des raisons sportives tangibles. Sur deux saisons sous Pochettino et Maresca, il avait sous-performé par rapport à son xG de 6,9 buts. Sous Emery depuis le début de saison, il surperforme de deux buts.

Nicolas Jackson, Chelsea
Crédit photo : IconSprot

L’écart le plus révélateur concerne les dribbles réussis : 2,5 par 90 minutes sous Emery contre 0,7 sous Maresca, soit 3,5 fois plus. Si une statistique illustre à quel point le style de jeu de Maresca ne correspondait pas aux forces de Jackson, c’est bien celle-là.

Jackson a cumulé 22 passes décisives en 174 matchs pour Villarreal, Chelsea, le Bayern Munich et Villa, soit une toutes les huit apparitions. Il se classait huitième et dixième chez les attaquants pour les expected assists lors de ses deux saisons à Chelsea. Il est désormais quatrième en seulement sept matchs de Premier League avec Villa.

Ces chiffres restent à confirmer sur la durée d’une saison. Jackson n’a jamais marqué lors de plus de trois matches de Premier League consécutifs en 72 apparitions dans la compétition. Mais la question posée par ces données est éloquente : si le joueur a pu atteindre 15 buts et passes décisives en 30 matchs de Premier League sous un manager qui ne croyait pas pleinement en lui, que peut-il produire sous un entraîneur qui le place au cœur de son projet ?

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Alexis Fonseca