Maroc : Harit ressuscite à l’OM, la blessure d’Ounahi lui ouvre une porte

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Décisif lors des deux derniers matchs de l’OM, Amine Harit revient de très loin. Au point de redevenir une option pour Mohamed Ouahbi en sélection du Maroc ?

Il y a encore quelques semaines, Amine Harit semblait condamné à regarder l’OM poursuivre sa route sans lui. Revenu de prêt sans garantie et annoncé parmi les indésirables, le Marocain a pourtant su tirer parti des difficultés marseillaises pour retrouver de l’espace, du rythme et, surtout, de l’influence. Une renaissance encore fragile, mais désormais suffisamment visible pour dépasser le seul cadre de son club.

Un but à Troyes, un autre à Angers pour Amine Harit

Une semaine après avoir retrouvé le chemin des filets à Troyes (2-0), Amine Harit a de nouveau marqué dimanche lors de la victoire spectaculaire de l’Olympique de Marseille à Angers (5-2). Servi en retrait par Tochukwu Nnadi, le milieu offensif a contrôlé à l’entrée de la surface avant de conclure d’une frappe puissante du pied droit. Son but dans l’Aube était son premier en Ligue 1 depuis octobre 2024.

Ce réveil était loin d’être écrit. Prêté à Başakşehir la saison dernière, Harit n’entrait pas spécialement dans les plans initiaux de l’OM, même si Bruno Genesio avait entrouvert la porte à une réintégration dès le mois d’août. Les départs, les blessures et la profondeur limitée de l’effectif ont ensuite obligé l’entraîneur marseillais à revoir ses plans. Comme l’Algérien Himad Abdelli ou plusieurs jeunes du centre de formation, le Marocain a bénéficié de cette conjoncture. Encore fallait-il saisir la main tendue : titulaire à Angers, il a livré une prestation inspirée et montré qu’il pouvait toujours dynamiser le jeu marseillais entre les lignes.

Une nouvelle chance avec le Maroc après la blessure d’Ounahi ?

À 29 ans, Harit ne peut toutefois plus vivre de quelques éclairs. Sa trajectoire avec les Lions de l’Atlas a été faite de promesses, d’interruptions et de retours sans lendemain. Présent au Mondial 2018, il avait dû déclarer forfait pour celui de 2022 après une grave blessure au genou. Peu utilisé durant la CAN 2023, il a ensuite progressivement disparu des listes marocaines, Walid Regragui ayant notamment expliqué son absence par la concurrence à son poste. Ses qualités techniques n’ont jamais réellement été contestées, mais son irrégularité l’a empêché de s’imposer comme un cadre.

La blessure d’Azzedine Ounahi pourrait néanmoins rebattre les cartes. Le milieu du Panathinaïkos est sorti sur civière dès la 19e minute contre Asteras dimanche, en se tenant la cuisse gauche. La nature exacte de sa blessure et la durée de son indisponibilité restent inconnues, mais sa participation au rassemblement de novembre apparaît menacée. Ounahi et Harit ne possèdent pas exactement le même profil, le Marseillais étant plus naturellement porté vers la création dans les trente derniers mètres. Il pourrait malgré tout offrir une solution supplémentaire à Mohamed Ouahbi, au sein d’un entrejeu marocain où la concurrence est particulièrement importante.

Deux buts ne suffiront évidemment pas à effacer sa longue traversée du désert. La concurrence demeure importante et Harit a déjà bénéficié de plusieurs secondes chances. Cette fois, son éventuel retour devra être soutenu par la continuité, l’intensité et une véritable implication sans ballon. Mais le voilà de nouveau titulaire, décisif et candidat crédible aux Lions. À lui, désormais, d’empêcher cette porte entrouverte de se refermer.

Maroc : Harit ressuscite à l’OM, la blessure d’Ounahi lui ouvre une porte

Naïm Beneddra

Le football m’accompagne depuis l’enfance, et j’ai eu la chance d’en faire mon métier il y a plus de 20 ans. Depuis, j’écris, j’analyse, je râle parfois devant un match et je continue surtout à aimer raconter ceux qui font ce sport. Fan inconditionnel des Fennecs, je garde évidemment un œil très attentif sur tout ce qui touche au football algérien. Si vous aimez le foot avec passion, curiosité et un peu de mauvaise foi assumée, on devrait bien s’entendre.