Maroc : “incompréhensible”, Ouahbi pris à partie pour sa gestion de Ouazane

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Le faible temps de jeu d’Abdellah Ouazane et des nouveaux Lions de l’Atlas en sélection du Maroc vaut au sélectionneur Mohamed Ouahbi ses premières critiques.

Le nul concédé dimanche face au Mali (1-1) n’a pas seulement relancé les interrogations sur le jeu du Maroc. La gestion d’Abdellah Ouazane par Mohamed Ouahbi a également agacé une partie des supporters.

Resté sur le banc à Tanger, le jeune milieu de l’Ajax a vu son absence résumée par un « Incompréhensible » très commenté sur les réseaux sociaux. D’autres observateurs ont également regretté le faible temps de jeu accordé à Soufiane El Faouzi ou Tawfik Bentayeb.

Seulement 14 minutes pour Ouazane

Sur l’ensemble du rassemblement, Yassir Zabiri a disputé 62 minutes, contre seulement 14 pour Ouazane, 7 pour Bentayeb et 6 pour El Faouzi. Samir El Mourabet, lui, n’a pas joué.

Le cas Ouazane concentre logiquement les reproches. Sa première convocation avec les Lions faisait partie des principales nouveautés de la liste de Mohamed Ouahbi, tant son début de saison avec l’Ajax avait éveillé la curiosité.

À 17 ans, le milieu offensif commence à se faire une place avec l’équipe première néerlandaise. Ouahbi s’était même déplacé à Amsterdam pour l’observer après ses premières performances remarquées.

Le sélectionneur n’avait évidemment aucune obligation d’offrir un temps de jeu conséquent à tous les nouveaux. Les deux premiers matchs du rassemblement comptaient pour les éliminatoires de la CAN 2027 et nécessitaient aussi de consolider une équipe encore récente.

Mais le match amical contre le Mali semblait davantage propice aux essais. Lancer Bentayeb à la 90e minute, alors que le Maroc cherchait à reprendre l’avantage, ne lui laissait pratiquement aucune possibilité de se montrer. « Pas de Faouzi, pas de Ouazane… Ouahbi, pose-toi les bonnes questions », a ainsi écrit le compte Lion Times.

Le crédit du Mondial n’est pas illimité

Au-delà du cas Ouazane, ces remarques constituent les premières critiques réellement visibles adressées à Ouahbi depuis sa prise de fonction. Le sélectionneur était arrivé avec un capital confiance considérable, construit par son titre mondial avec les U20 puis renforcé par le parcours du Maroc jusqu’en quarts de finale de la Coupe du monde 2026.

Sixièmes au classement FIFA, les Lions de l’Atlas évoluent désormais avec un niveau d’exigence très élevé. Un nul à domicile face à une bonne équipe malienne, même en amical, suffit à déclencher des débats sur les choix du sélectionneur.

Walid Regragui l’avait lui-même appris : les exploits passés protègent rarement très longtemps sur un banc marocain. Chaque composition, chaque remplacement et chaque déclaration de Ouahbi seront désormais davantage scrutés. Les demandes autour des jeunes sont légitimes lorsqu’ils sont convoqués sans véritable occasion de se montrer.

Condamner son projet après un seul rassemblement serait quand même excessif. La vraie question n’est pas encore de savoir si Ouahbi s’est trompé, mais plutôt quand il compte vraiment tester les joueurs qu’il a lui-même choisi d’intégrer.

Maroc : “incompréhensible”, Ouahbi pris à partie pour sa gestion de Ouazane

Naïm Beneddra

Le football m’accompagne depuis l’enfance, et j’ai eu la chance d’en faire mon métier il y a plus de 20 ans. Depuis, j’écris, j’analyse, je râle parfois devant un match et je continue surtout à aimer raconter ceux qui font ce sport. Fan inconditionnel des Fennecs, je garde évidemment un œil très attentif sur tout ce qui touche au football algérien. Si vous aimez le foot avec passion, curiosité et un peu de mauvaise foi assumée, on devrait bien s’entendre.