Maroc : le mental, la force numéro un des Lions de l’Atlas dans cette Coupe du monde 2026 ?

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Comme face aux Pays-Bas au tour précédent, le Maroc a dû mobiliser de profondes ressources mentales avant de finir par prendre le meilleur sur le Canada (3-0) ce samedi à l’occasion des 8es de finale de la Coupe du monde 2026.

Au sortir d’une première mi-temps pas loin d’être catastrophique, il fallait être un supporter marocain sacrément optimiste pour deviner que ce 8e de finale de la Coupe du monde 2026 se terminerait sur le score de 3-0 face au Canada à Houston !

Les Lions de l’Atlas sortaient d’un premier acte qui avait vu le Canada les bousculer et bloquer complètement leurs circuits de balles habituels. Sans un grand Yassine Bounou et des attaquants adverses pas assez tueurs, le Maroc aurait clairement pu se retrouver mené au score à la pause. Au lieu de ça, il est rentré indemne au vestiaire et a su faire preuve d’une belle efficacité en seconde période, marquée par un doublé d’Azzeddine Ounahi et deux passes décisives d’un Brahim Diaz ressuscité, pour s’imposer nettement.

El Aynaoui : “notre force, c’est de ne jamais rien lâcher

Après la victoire face à Haïti, avec une équipe remaniée, en ayant été mené au score à deux reprises lors du dernier match de la phase de groupes (4-2) et après l’égalisation arrachée à la 91e minute par Issa Diop face aux Pays-Bas en 16es de finales, avant la victoire aux tirs au but (1-1, 3-2), difficile de parler de hasard : la force mentale, cette capacité à résister aux événements contraires qui peuvent se présenter au cours d’un match, est bien en train de devenir la marque de fabrique du Maroc durant cette Coupe du monde 2026.

“Il a fallu souffrir, c’est comme ça. Quand tu as une équipe qui est aussi généreuse, qui donne autant d’intensité dans les courses, dans les duels, on sait qu’il y aura des moments difficiles. Mais si on veut aller loin dans cette Coupe du monde, il faut passer par des moments difficiles“, a résumé le sélectionneur Mohamed Ouahbi au micro du diffuseur. Sur beIN Sports, le milieu de terrain Neil El Aynaoui soulignait aussi : “C’est incroyable ! Notre force c’est de ne jamais rien lâcher !“. Son coéquipier double buteur, Ounahi, assurait, lui, que “c’est un match qui va nous faire grandir“.

La nervosité de la première période, seule ombre au tableau du Maroc

Même à la mi-temps, Ouahbi, pourtant très agacé sur son banc en première période, est resté calme : “Les murs ont tremblé à la mi-temps ? Non, le coach est resté calme, on a essayé d’analyser la première mi-temps et de trouver les armes pour revenir au mieux dans la deuxième“.

Avant un possible choc face à l’équipe de France jeudi en quarts de finale (si les Bleus font respecter la logique contre le Paraguay), cette capacité à ne jamais rien lâcher s’annonce forcément comme salutaire à l’heure de défier possiblement l’une des équipes les plus impressionnantes de ce Mondial.

Cela dit, même dans le domaine du mental, le Maroc a encore une marge de progression. La première période a en effet illustré une tendance à la nervosité, jusque-là peu connue : Redouane Halhal, Achraf Hakimi, Ounahi et Bilal El Khannouss ont tous reçu un carton jaune, la plupart pour des fautes évitables provoquées par la frustration. Comme le compteur avertissement a été remis à zéro à l’issue de la phase de groupes et que seul Issa Diop avait été averti face aux Pays-Bas, aucun de ces joueurs ne sera suspendu en quarts de finale, mais il faudra se méfier de ce genre d’attitude qui peuvent coûter cher dans une telle compétition.

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Lantheaume Romain

Je suis tombé amoureux du foot africain avec Didier Drogba, puis j’ai découvert Afrik-Foot en 2013. Depuis, nous ne nous sommes plus lâchés !