L’information vient tout juste d’être confirmée par l’incontournable Fabrizio Romano : Vozinha, le gardien héroïque des Requins Bleus du Cap-Vert, est au centre d’une bataille inattendue sur le marché des transferts. Libre de tout contrat après une Coupe du monde 2026 époustouflante, le portier attise les convoitises, notamment celles du géant chilien Colo Colo et de l’Inter Miami.
C’est l’une des belles histoires de cette Coupe du monde 2026. À 40 ans, Vozinha a ébloui la planète entière lors de sa prestation monumentale face à l’Espagne. Le gardien du Cap-Vert est devenu du jour au lendemain une sensation virale.
Aujourd’hui, l’Afrique retient son souffle pour connaître la future destination de son vétéran. Et si la piste menant à l’Amérique du Sud et à Colo Colo semble prendre de plus en plus d’épaisseur, c’est avant tout pour une raison économique assez stupéfiante.
🚨🇨🇻 Colo Colo are in negotiations to sign Cape Verde GK Vozinha as free agent.
— Fabrizio Romano (@FabrizioRomano) July 18, 2026
Initial proposal sent, Vozinha’s camp has replied with a counter proposal.
Colo Colo will decide between Vozinha and Santiago Mele soon. 🇨🇱
Vozinha also has more proposals from South America. pic.twitter.com/Dbw2py1uYo
Un salaire à mille lieues des stars sud-américaines
Avant que le parcours du Cap-Vert ne le propulse sous les feux des projecteurs mondiaux, Vozinha vivait une réalité bien éloignée du strass des grandes stars. Le portier évoluait au GD Chaves, en deuxième division portugaise, où son contrat s’est achevé juste avant la compétition. Au Portugal, le dernier rempart africain percevait un salaire modeste estimé à environ 6 000 euros par mois. Un montant presque dérisoire dans le paysage du football actuel, qui rend son recrutement extrêmement viable pour de nombreuses écuries.
Pour bien mesurer le gouffre financier et comprendre l’optimisme de Colo Colo, la presse sud-américaine n’a pas hésité à faire le parallèle avec la star du club chilien, Arturo Vidal. Actuellement, le milieu de terrain touche plus de 100 millions de pesos chiliens mensuels, soit un peu plus de 100 000 euros. En clair, le “King” Vidal gagne en un seul mois bien plus que ce que Vozinha cumulait sur une année entière en Europe !
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Cette donnée change tout pour la direction de Colo Colo. Le statut d’agent libre du Cap-Verdien efface la moindre indemnité de transfert, limitant les discussions à son futur salaire. Et même s’il est évident que ses émoluments seront revus à la hausse après sa masterclass face à la Roja, l’opération reste largement dans les cordes du club de Santiago.
Le défi de la MLS et le refus du coup marketing
Le véritable obstacle à cette signature historique au Chili ne sera donc pas financier, mais bien sportif face à la rude concurrence de l’Inter Miami en MLS. Cependant, Vozinha a déjà posé ses conditions avec la sagesse de ses 40 ans : il refuse d’être recruté uniquement pour son nouveau statut de star virale.
Le gardien exige un club qui a besoin de ses qualités sportives et non d’un produit de communication. Une mentalité de pur compétiteur qui pourrait paradoxalement jouer en faveur de Colo Colo, une institution réputée pour sa ferveur bouillante et son exigence absolue, loin du simple star-système américain.
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