Yan Diomandé attendait sa chance, il l’a enfin eue. Titulaire pour la première fois avec le Real Madrid face au Rayo Vallecano (4-1), l’international ivoirien n’a toutefois pas vraiment réussi à profiter de l’occasion. Pire : son remplacement par Arda Güler a surtout mis en lumière l’écart qui sépare encore les deux jeunes joueurs.
Recruté pour un montant colossal de 140 millions d’euros, Diomandé vit forcément avec une pression particulière. Jusqu’ici utilisé avec parcimonie, l’ancien joueur de Leipzig a enfin intégré le onze de José Mourinho. Mais sur son aile droite, là où il évolue moins naturellement que côté gauche, il est resté trop discret pour vraiment bousculer la hiérarchie.
Une première titularisation sans véritable déclic
Diomandé n’a pas été catastrophique, mais comme sur les dernières rencontres, il a trop peu pesé. Une accélération intéressante, une action où il élimine deux joueurs avant de repiquer et de frapper largement au-dessus, quelques efforts défensifs… mais rien qui permette vraiment de justifier son prix ou d’installer le doute dans l’esprit de Mourinho.
Marca lui a ainsi attribué 5/10, la plus mauvaise note parmi les titulaires madrilènes. Le quotidien résume assez brutalement le problème :
« Au joueur le plus cher de l’histoire du Real Madrid, il faut demander plus que deux bonnes accélérations sur son côté. » AS a de son côté évoqué une certaine timidité dans son jeu.
Güler est entré… et tout a changé
Le problème pour Diomandé est aussi venu de celui qui l’a remplacé.
Entré à sa place à la 71ème minute, Arda Güler a immédiatement dynamisé le jeu du Real. Sa vision du jeu, ses prises d’initiative et sa qualité de pied gauche ont fait une différence nette. Le Turc a offert une passe décisive, renforçant l’impression qu’il possède aujourd’hui une longueur d’avance incontestable.
Sur la Cadena SER, Antonio Romero a résumé la situation : « Le titulaire aujourd’hui, c’est Güler. »
Le contraste est donc cruel pour Diomandé. Alors que l’Ivoirien a paru hésitant et parfois enfermé dans son rôle, Güler a joué avec liberté et personnalité.
Un transfert arrivé trop tôt ?
C’est probablement la question qui commence à se poser. Le talent de Diomandé ne fait guère de doute. Sa saison à Leipzig, sa progression fulgurante et son potentiel avaient convaincu le Real d’investir massivement. Mais passer en quelques mois d’un statut de révélation à celui de recrue la plus chère de l’histoire du club est un saut immense.
À Madrid, il doit désormais composer avec la pression du prix, la concurrence et un positionnement qui ne semble pas encore totalement naturel.
Le Bernabéu reste pour l’instant patient et l’a applaudi à sa sortie. Mais sa première titularisation n’a pas rapproché Diomandé du onze : elle a surtout expliqué pourquoi Güler est aujourd’hui devant lui.
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