Alors que le Tribunal arbitral du sport (TAS) examine ce jeudi à Lausanne le litige opposant le Sénégal au Maroc et à la CAF autour de la finale de la CAN 2025, plusieurs informations commencent à filtrer sur les arguments défendus par les différentes parties.
Entre interprétation du règlement, rôle de l’arbitre et accusations d’irrégularités, les positions semblent toujours aussi éloignées. Mais la prudence reste de mise concernant ces indiscrétions issues d’une audience à huis clos.
Le Maroc insiste sur les articles 82 et 84
Selon des informations relayées ce jeudi, notamment par le journaliste Malang Sané, la défense marocaine aurait réaffirmé son attachement à l’application des articles 82 et 84 du règlement de la CAN, relatifs notamment à l’abandon du terrain et aux sanctions qui peuvent en découler.
Pour justifier le fait que l’arbitre, Jean-Jacques Ndala, n’ait pas définitivement interrompu la rencontre malgré le retrait des Sénégalais, les représentants marocains auraient avancé une autre explication : le directeur de jeu aurait subi l’influence de son compatriote Olivier Safari, président de la commission des arbitres de la CAF.
Des images montrant ce dernier donner des instructions à l’arbitre auraient notamment été évoquées. Il s’agit toutefois, à ce stade, d’une argumentation rapportée par des sources extérieures à l’audience, et non d’un fait établi.
De son côté, la défense sénégalaise mettrait en avant la souveraineté des décisions de l’arbitre, en invoquant notamment la Loi 5 de l’IFAB et l’article 9 du Code disciplinaire de la FIFA. Son argument central : la rencontre a repris et s’est disputée jusqu’à son terme sous l’autorité du corps arbitral.
Le Sénégal contesterait également la régularité de la procédure ayant conduit à la décision du jury d’appel de la CAF, tout en soulevant des soupçons de corruption. Ces accusations n’ont, à ce stade, fait l’objet d’aucune confirmation publique.
Des versions contradictoires sur un deuxième rapport arbitral
Autre point sensible : l’existence et la portée d’un éventuel deuxième rapport de l’arbitre.
Selon Malang Sané, qui cite une source présente à l’audience, la piste de ce second rapport aurait été écartée après trois heures de débats. Une version nuancée par le compte youssefamz13, selon lequel ce document n’aurait tout simplement pas été évoqué pendant l’audience.
La distinction est importante : un élément écarté après examen n’est pas nécessairement un élément qui n’a jamais été discuté.
Plus généralement, ces informations doivent être accueillies avec réserve. Les débats se tenant à huis clos, les récits qui en émergent peuvent être partiels, contradictoires, voire orientés selon les intérêts ou les sensibilités des sources qui les diffusent.
Une certitude demeure : le TAS ne rendra pas son verdict ce jeudi 8 octobre. Les arbitres devront délibérer avant de trancher ce dossier particulièrement sensible, sans qu’une date de décision ait encore été annoncée.
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