Dirigeants de clubs, supporters matures et responsables au niveau des différentes institutions sportives ne cachent aucunement leur inquiétude quant au phénomène récurrent qu’est la violence qui apporte durant chaque rencontre son lot de victimes dans les différentes enceintes sportives.


De notre correspondant

ASO Chlef – MC Oran : Le bus caillassé. CABB Arreridj – CR Belouizdad : Envahissement du terrain. AS Khroub : Le président Hourabi agressé par un actionnaire. CSC-MOC : Un supporter égorgé. MCEE-ESS : 20 policiers blessés. En Algérie, la violence dans les stades fait les gros titres en même temps qu’elle attire de plus en plus l’attention au plus haut niveau de l’Etat où l’on continue de patauger pour y trouver des solutions adéquates.

En réalité, la violence en Algérie n’est pas seulement dans les enceintes sportives mais dans tous les coins. Dans les rues des différentes villes algériennes, les psychopathes font la pluie et le beau temps et ce au vu et au su de tout le monde. Les agressions à l’arme blanche sont d’ailleurs monnaie courante et il ne se passe pas un jour sans qu’un citoyen ne soit poignardé ou carrément tué.

Dans les stades cette violence se traduit par des bagarres qui laissent se déduire la haine et l’antipathie des jeunes supporters qui trouvent en ces enceintes sportives une meilleure tribune pour donner libre cours à leur sauvagerie.

Sans une décision digne de ce nom et dans le sens d’endiguer ce phénomène qui prend de plus en plus des proportions alarmantes, l’Algérien deviendra infréquentable de par cette sauvagerie qui le caractérise à chaque déroulement d’une rencontre sportive. Cette violence a dominé l’actualité du mois de novembre en cours ou nombreuses rencontres ont été émaillées d’incidents.

Novembre sanglant

Ce sujet dominant de l’actualité du pays fait penser à nombreux décideurs l’option d’enrichir le dialogue et les consultations de nature à instaurer un climat de fraternité.

En réalité ce n’est qu’une théorie puisque la brutalité continue de faire son lot de victimes. L’engagement de ces décideurs à œuvrer pour maitriser la situation doit s’accompagner aussi d’un enclin à chercher à connaitre les préoccupations de ces fauteurs qui sèment la terreur dans tous les coins.

Les confrontations violentes entre supporters s’intensifient à la fois à l’intérieur des stades et en dehors. Ce qui accentue la gravité reste l’usage de l’arme blanche et dans certains cas des épées. Le mal est donc si profond qu’il est nécessaire de trouver la meilleure formule quitte à durcir les sentences à l’encontre des fauteurs.

« Pour résoudre ce problème de violence, il faut d’abord sécuriser nos rues où les vrais chefs sont ces psychopathes qui s’érigent en maître. C’est cette violence qu’on rencontre dans nos stades quand l’occasion est donner pour libérer leur fiel », fait remarquer un jeune étudiant.

Parfois à la sortie des stades des voyous somment les supporters à l’aide des crans d’arrêt de laisser tout ce qui est en leur possession. Une pratique digne d’une barbarie.

Le huis-clos imposé aux équipes locales quand leurs stades enregistrent des actes de vandalisme n’a jamais réglé le problème puisque il faut attaquer le phénomène dans sa racine.