La restructuration du staff de l’équipe nationale algérienne semble se préciser. Alors que plusieurs médias évoquaient déjà le départ imminent de plusieurs collaborateurs de Vladimir Petkovic après le fiasco du Mondial 2026, Davide Morandi pourrait finalement quitter son poste dans des conditions bien plus brutales que prévu.
Selon El Khabar, la Fédération algérienne de football (FAF) envisagerait de résilier le contrat du sélectionneur adjoint… sans lui verser la moindre indemnité.
Une faute contractuelle invoquée
D’après le quotidien algérien, la FAF estime que les récentes interventions médiatiques de Davide Morandi sur plusieurs chaînes de télévision suisses pourraient constituer une violation de ses obligations contractuelles.
L’adjoint de Vladimir Petkovic s’était notamment exprimé publiquement après l’élimination des Fennecs en Coupe du monde, tout en étant aperçu dans une fan zone suisse lors de la rencontre entre la Suisse et l’Argentine, des épisodes qui avaient déjà suscité de nombreuses critiques en Algérie.
La Fédération considérerait désormais que ces prises de parole et apparitions publiques sont incompatibles avec le devoir de réserve imposé aux membres du staff de la sélection nationale.
Si cette interprétation est retenue, elle permettrait à la FAF de rompre le contrat du technicien suisse sans avoir à lui verser d’indemnités.
Davide Morandi, premier fusible du fiasco
À l’inverse, malgré l’élimination dès les seizièmes de finale du Mondial, Vladimir Petkovic pourrait, lui, conserver son poste si aucun accord n’est trouvé pour une séparation à l’amiable et qu’il accepte de remodeler son staff.
S’il se confirme, ce maintien s’expliquerait en grande partie par des raisons financières. Prolongé juste avant la Coupe du monde, le sélectionneur suisse bénéficie d’un contrat particulièrement protecteur dont la résiliation coûterait très cher à la Fédération algérienne.
La FAF privilégierait donc un remodelage complet de son staff plutôt qu’un licenciement du sélectionneur. Le tout dans l’objectif de le “forcer” à une fin de contrat qui coûterait le moins possible à la Fédération. Davide Morandi apparaît toutefois comme le premier véritable fusible de cette restructuration.
Une ambiance toujours plus tendue autour de Petkovic
Cette décision intervient alors que le climat autour de la sélection algérienne continue de se dégrader.
Selon plusieurs médias algériens, Vladimir Petkovic aurait remis un rapport très critique envers ses joueurs après le Mondial, pointant notamment l’irrégularité des cadres, la fragilité défensive de l’équipe et certains manquements disciplinaires observés durant la compétition.
Dans ce contexte déjà tendu, le probable départ de Davide Morandi pourrait n’être que la première étape d’un vaste chantier qui s’annonce particulièrement délicat pour la FAF, bien décidée à tourner la page de l’un des plus grands échecs de son histoire récente.
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