Algérie : M’Bolhi, CAN 2019… Nouveau attendu en mars, Melvin Mastil connaît ses classiques

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À quelques mois du Mondial 2026, l’Algérie prépare déjà l’avenir. Comme souvent depuis bientôt deux décennies, plusieurs profils nés et formés en Europe sont suivis de près. Une situation qui expose ces binationaux à une forme d’examen sur la sincérité de leur lien avec l’Algérie. Melvin Mastil, lui, a déjà marqué quelques points.

Gardien de 26 ans, prêté pour la deuxième saison consécutive au Stade Nyonnais (D2 suisse) par Lausanne-Sport, avec qui il est sous contrat jusqu’en 2029, le natif de Thonon-les-Bains porte le brassard de capitaine. Un profil encore discret, mais dont le nom circule avec insistance à l’approche du rassemblement de mars.

Un attachement à l’Algérie ancien et assumé

Interrogé par le journaliste Nabil Djellit dans L’Équipe, Melvin Mastil ne cache pas la profondeur de son attachement : « Comme je l’ai dit, cela a toujours été un de mes objectifs. J’ai grandi avec la sélection algérienne. Quand j’ai vu le parcours qu’ils ont fait au Mondial 2014, ça m’a fait rêver, tout comme leur succès à la CAN en 2019. »

Le gardien insiste sur la transmission familiale : « Je suis attaché à ce pays par mon grand-père, il a grandi dans un quartier d’Alger. (…) Et aussi par le biais de ma mère, elle est algérienne. C’est un peu tout ça qui fait que l’Algérie a toujours eu une place importante dans mon cœur. »

Il assure ne pas découvrir cet intérêt aujourd’hui : « C’est un objectif intime que j’ai rarement évoqué. C’est un moteur qui me pousse. »

M’Bolhi comme référence

Évoquant Raïs M’Bolhi, qui a décidé de prendre sa retraite, Mastil parle avec respect : « En 2014, il y a ce huitième de finale contre l’Allemagne où je l’avais trouvé très impressionnant. (…) Je sais qu’il est très respecté en Algérie pour ce qu’il a apporté à la sélection nationale. C’est un exemple. »

Des mots qui témoignent d’une vraie culture des Fennecs, pas d’un opportunisme de circonstance.

Un poste en chantier sous Petkovic

La hiérarchie des gardiens n’est pas encore figée par Vladimir Petkovic. Si Luca Zidane a su profiter de la blessure d’Alexis Guendouz pour disputer la CAN comme titulaire, le retour du portier du MC Alger offrira une option supplémentaire tandis qu’Antony Mandrea avait été rappelé pour la compétition. Et avec la retraite internationale d’Oussama Benbot, Mastil pourrait venir titiller la hiérarchie.

« Si je dois être appelé en mars ou dans les prochaines années, ce serait une énorme fierté », conclut-il, sans trahir de secret sur sa présence éventuelle dans la prochaine liste.

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Louis Mukoma Fargues