À la veille du match amical de l’Algérie contre le Niger, les billets peinent à partir à Tizi Ouzou. Simple contexte défavorable ou début de désamour ?
L’image contraste avec celle observée avant la réception de la Zambie. Alors que les billets s’étaient rapidement écoulés pour la première sortie de l’Algérie sous les ordres de Brahim Hemdani, des places restaient encore disponibles dimanche pour le match amical contre le Niger, programmé mardi au stade Hocine-Aït-Ahmed.
À moins d’un sursaut dans les dernières heures, l’enceinte de Tizi Ouzou pourrait donc ne pas afficher complet. Un premier avertissement venu des tribunes, même s’il serait prématuré d’y voir déjà un véritable désamour.
Un contexte peu favorable
Plusieurs éléments peuvent expliquer cet engouement plus limité. Il ne s’agit d’abord que d’un match amical contre un adversaire moins attractif. La rencontre commencera également à 18h, après avoir été initialement annoncée à 20h30, ce qui obligera de nombreux supporters à s’organiser en pleine journée de travail.
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— Équipe d’Algérie de football (@LesVerts) October 2, 2026
L’Algérie se présentera en outre très diminuée. Nabil Bentaleb, Amine Gouiri, Anis Hadj Moussa et Adem Zorgane ont déjà quitté le groupe ou déclaré forfait. Himad Abdelli a, lui, retrouvé l’entraînement collectif, mais l’effectif reste nettement moins fourni que celui initialement convoqué.
Le spectacle proposé risque donc de ne pas correspondre totalement à celui imaginé au moment de la programmation du match.
Fallait-il encore jouer à Tizi Ouzou ?
Le choix du stade peut également être interrogé. Tizi Ouzou avait déjà accueilli la rencontre contre la Zambie quelques jours plus tôt. Une délocalisation à Oran ou à Constantine aurait peut-être permis de créer un nouvel événement, de toucher un autre public et d’éviter de solliciter deux fois la même région au cours du même rassemblement. Rien ne garantit évidemment que ces villes auraient fait le plein. Mais la nouveauté aurait pu susciter davantage de curiosité.
Le contexte sportif n’aide pas non plus. L’Algérie sort d’une Coupe du monde 2026 décevante et le nouveau projet conduit par le tandem Brahim Hemdani-Anthar Yahia reste encore difficile à cerner.
Le nul contre le Burundi (2-2) a notamment mis en lumière plusieurs déséquilibres dans le jeu des Fennecs, après une rencontre où l’équipe s’était retrouvée menée 2-0 très rapidement. L’affaire Aït-Nouri a ajouté une polémique supplémentaire aux interrogations sportives.
De là à parler d’un véritable désamour, il existe pourtant un pas qu’il serait prématuré de franchir. Les ventes peuvent encore s’accélérer d’ici mardi et l’affluence d’un seul match amical ne mesure pas précisément l’attachement du public à sa sélection.
Le signal mérite néanmoins d’être entendu. Mardi, les joueurs de Hemdani peuvent commencer à y répondre : davantage de jeu, d’intensité et une direction plus lisible suffiraient déjà à redonner envie au public de revenir.
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