L’élimination de l’Algérie dès les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 vendredi matin pourrait avoir de lourdes conséquences. Battus 2-0 par la Suisse dans un match où ils n’ont jamais réellement semblé en mesure d’inquiéter leur adversaire, les Fennecs quittent le tournoi sur un immense sentiment d’échec.
Quelques semaines après l’avoir prolongé jusqu’en 2028 avant la Coupe du monde, la Fédération algérienne de football (FAF) préparerait désormais une proposition afin de mettre un terme au contrat de Vladimir Petkovic.
Une indemnité proche du million d’euros ?
D’après le journaliste Nazim Bessol, la FAF envisagerait de proposer au technicien helvético-bosnien l’équivalent de six mois de salaire pour parvenir à un accord à l’amiable. Une somme qui avoisinerait le million d’euros, reflet du statut de Petkovic, considéré comme le sélectionneur le mieux rémunéré du continent africain.
Problème : selon le journaliste Mohamed Nedjari, le principal intéressé, lui, ne souhaiterait pas quitter ses fonctions. Toujours selon ces informations, il entend aller au bout de son contrat, une position logique au regard des conditions financières exceptionnelles dont il bénéficie pour un sélectionneur opérant en Afrique.
Petkovic lâché par les joueurs ?
Au-delà de l’élimination, ce sont surtout les propos du sélectionneur après la rencontre qui ont suscité l’incompréhension.
En conférence de presse, Petkovic a estimé que le simple fait d’avoir qualifié l’Algérie pour une Coupe du monde après douze ans d’absence puis franchi la phase de groupes constituait déjà « un excellent résultat ». Une analyse qui a provoqué une vague de critiques dans un pays où les ambitions étaient bien plus élevées.
Surtout, les révélations s’accumulent au sujet d’un vestiaire qui souhaiterait son départ et ne partagerait absolument pas son approche tactique défensive.
Un Mondial qui laisse un goût d’inachevé
Le parcours algérien n’a jamais totalement convaincu.
Après une lourde défaite inaugurale 3-0 contre l’Argentine, les Verts avaient difficilement renversé la Jordanie 2-1 avant d’obtenir un nul fou contre l’Autriche (3-3), suffisant pour décrocher une qualification parmi les meilleurs troisièmes. Mais face à la Suisse, les limites aperçues depuis le début du tournoi ont ressurgi.
Déjà contesté pour ses changements incessants de composition et son manque de stabilité tactique, Petkovic est aujourd’hui pointé du doigt pour une équipe jugée sans identité claire.
Une rupture qui semble inévitable ?
Les supporters algériens n’ont pas caché leur colère, sifflant les Fennecs au coup de sifflet final. La presse nationale a elle aussi dénoncé les errements tactiques du sélectionneur, l’absence d’automatismes et une défense trop friable pour espérer rivaliser avec les meilleures nations.
Dans ce contexte, la prolongation de contrat accordée à Vladimir Petkovic juste avant le Mondial apparaît désormais comme une décision difficile à comprendre pour de nombreux observateurs. Le journaliste Romain Molina affirme d’ailleurs que celle-ci a été conclue à l’initiative du seul président de la FAF, Walid Sadi, qui n’aurait pas consulté son bureau fédéral.
Reste désormais à savoir si la FAF et son sélectionneur trouveront un terrain d’entente. Une chose semble acquise : après une CAN décevante puis cette Coupe du monde largement en dessous des attentes, une grande partie des supporters ne souhaite plus voir Vladimir Petkovic poursuivre l’aventure à la tête des Fennecs.
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