La CAF a dévoilé ce mercredi les dix nommés pour le Ballon d’Or africain 2026. Une liste prestigieuse, emmenée par le tenant du titre Achraf Hakimi, Sadio Mané ou encore Brahim Díaz, mais qui réserve aussi quelques absences surprenantes. Trois joueurs, en particulier, pouvaient légitimement espérer y figurer.
Avec trois Marocains et trois Sénégalais, la sélection fait la part belle aux deux nations les plus en vue du continent. Mais certaines performances individuelles méritaient peut-être davantage de considération. Entre une révélation ivoirienne devenue la recrue la plus chère de l’histoire du football africain, un talent algérien en pleine ascension et un vétéran cap-verdien héroïque au Mondial, voici trois oubliés qui avaient de sérieux arguments.
Yan Diomandé (Côte d’Ivoire), une année exceptionnelle récompensée par le Real Madrid
C’est probablement l’absence la plus difficile à comprendre. À seulement 19 ans, Yan Diomandé a connu une ascension absolument fulgurante en 2026.
Après s’être révélé au RB Leipzig, l’ailier ivoirien a terminé la saison 2025-2026 avec 16 buts et 10 passes décisives en 50 rencontres, toutes compétitions confondues, club et sélection inclus. Des statistiques impressionnantes pour un joueur qui découvrait encore le très haut niveau.
Ses performances lui ont valu un transfert retentissant au Real Madrid cet été, pour un montant estimé à 125 millions d’euros, faisant de lui le joueur africain le plus cher de l’histoire.
International ivoirien, Diomandé a également participé à la CAN 2025 et à la Coupe du monde 2026 avec les Éléphants.
Surtout, il a terminé cinquième du Trophée Kopa 2026, récompensant les meilleurs jeunes joueurs de la planète. Une reconnaissance internationale qui rend son absence parmi les dix meilleurs joueurs africains assez étonnante.
La CAF l’a certes retenu dans la catégorie du meilleur jeune joueur, mais ses performances auraient également justifié une place dans la catégorie reine.
Ibrahim Maza (Algérie), le nouveau visage des Fennecs
Autre grand oublié, Ibrahim Maza. À 20 ans, le milieu offensif du Bayer Leverkusen s’est imposé comme l’un des talents les plus prometteurs du football africain.
Pour sa première saison complète avec le club allemand, l’ancien joueur du Hertha Berlin a disputé 44 rencontres, inscrivant cinq buts et délivrant six passes décisives.
Mais c’est également avec l’Algérie que Maza a franchi un cap. Auteur de deux buts et d’une passe décisive lors de la CAN 2025, il a ensuite participé aux quatre rencontres des Fennecs à la Coupe du monde 2026, terminant meilleur dribbleur de la phase de groupes.
Sa qualité technique, sa vision du jeu et sa capacité à éliminer dans les petits espaces en font désormais un élément important de la sélection.
Ses performances lui ont également permis de décrocher la neuvième place du Trophée Kopa 2026. Lionel Messi lui-même l’avait placé dans son trio de tête lors du vote.
Et son excellent début de saison 2026-2027 à Leverkusen confirme cette progression.
Comme Diomandé, Maza figure parmi les nommés au trophée du meilleur jeune Africain. Mais pourquoi ne pas lui avoir également ouvert les portes du Ballon d’Or continental ?
Vozinha (Cap-Vert), sixième meilleur gardien du monde !
Enfin, difficile de ne pas évoquer Vozinha, l’un des grands héros de la Coupe du monde 2026.
À 40 ans, le gardien cap-verdien a joué un rôle majeur dans l’épopée historique des Requins bleus, qualifiés pour leur premier Mondial et parvenus jusqu’en huitièmes de finale, avant leur élimination face à l’Argentine.
Ses performances ont marqué les observateurs internationaux, au point de lui permettre de terminer sixième du Trophée Yachine 2026, devant deux références africaines : Yassine Bounou, huitième, et Édouard Mendy, neuvième.
Comme nous le rapportions récemment, les journalistes du Nigeria et de la Zambie l’ont même désigné meilleur gardien du monde dans leur vote.
Certes, Vozinha figure parmi les dix nommés au titre de meilleur gardien africain. Mais son parcours exceptionnel avec une sélection aussi modeste que le Cap-Vert aurait également mérité une reconnaissance dans la catégorie suprême.
L’absence de sa sélection a la dernière CAN aura peut-être joué en sa défaveur. D’autant que le Cap-Vert ne compte aucun représentant parmi les dix prétendants au Ballon d’Or africain.
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