Invité sur le plateau de beIn Sports dimanche soir, Samuel Eto’o a fait le tour de son actualité avant le Clasico qui a opposé le Barça au Real. L’international camerounais est longuement revenu sur sa carrière de footballeur professionnel et certaines anecdotes lors de son passage en Catalogne, mais aussi avec la sélection nationale. Les meilleurs extraits.

Ses relations tendues avec Guardiola au Barça

« J’ai rappelé à Guardiola quand il est arrivé qu’il n’avait jamais été un grand joueur. Je lui ai dit : ‘celui qui te fera gagner, c’est Eto’o’. J’ai beaucoup fait pour le club. Guardiola a eu le malheur de me faire jouer vingt minutes contre Chivas et je marque 3 buts. Il n’a jamais eu le courage de me parler en face. Je ne voulais pas parler à Guardiola tant qu’il ne me présentait pas ses excuses (…) Pep voulait me donner des leçons d’attaquant mais lui était milieu de terrain. Il me disait comment faire les mouvements d’attaquants. Je lui ai dit : « Mais tu n’es pas normal toi ?’. La vraie histoire, c’est que Pep n’a pas respecté des choses dans le football. »

« Il voulait m’envoyer en Ouzbékistan. Je suis resté à ma place et je lui ai dis qu’il reviendra me demander pardon (…) Il a ensuite donné le numéro 9 à Henry. Et c’était un manque de respect total. J’avais beaucoup fait pour le club. Dans le stade et dehors. Guardiola n’a jamais eu le courage de me dire les choses en face. Il passait par les joueurs. Xavi m’a dit qu’ils voulaient que je reste mais qu’il fallait que je parle à Pep. J’ai dis jamais, si vous ne me respectez pas, je ne vous respecte pas. Les seules fois où Pep m’a parlé vers la fin c’est pour donner des conseils à Yaya, qui, lui, était encore plus fâché contre lui. »

Son lien avec le PSG

« J’ai toujours rêvé de jouer au Parc des Princes. Malheureusement, la 1 000e rencontre d’Arsène Wenger ne me permettra peut-être pas d’être là. Laissons le temps faire… Je ne sais pas encore, je ne peux pas vous le dire, mais je vais travailler pour être là (…) Venir un jour au PSG ? Oui, comme supporter car je suis déjà vieux. Est-ce que je sais ce que c’est de jouer avec Zlatan ? Zlatan sait ce que c’est de jouer avec Samuel Eto’o (rires). On s’est croisé, on n’a pas encore joué ensemble, mais quand vous êtes de grands joueurs, vous pouvez jouer ensemble, il n’y a aucun problème. »

L’échec au Ballon d’Or 2006

« Ça veut dire que si je suis blessé et que je joue seulement la Coupe du monde, et marque six buts je suis ballon d’or ? J’aurai pu remporter deux Ballons d’or. Mais je ne dis pas que c’est parce que je suis noir. Le plus important pour moi, ce sont les titres collectifs. Et je dis merci à tous mes coéquipiers… J’aurai pu gagner ces trophées (…) Je suis Africain et fier de l’être. Il y aura d’autres Africains plus forts que moi. »

Le fiasco du Mondial 2010 et les tensions chez les Lions

« Il y avait deux camps. Les joueurs n’ont pas joué, les dirigeants complices de ça ont tout manigancé pour que certains joueurs ne jouent pas (…) Je crois que mes jeunes frères ont compris beaucoup de choses, moi aussi (…) On peut mieux s’organiser. Il y a énormément de talent dans cette équipe. La seule chose que je souhaite pour mon pays, c’est tout ce qu’il y a de meilleur. Que ceux qui ont des capacités à être à certains postes, soient là. Il ne faut pas qu’on prenne des gens parce qu’ils ont un certain intérêt ou qu’on dise parce que c’est l’Afrique et alors ceux qui dirigent le football africain et le football mondial, qu’ils nous traitent avec moins de respect. »