Dans une interview accordée à CNN, Sepp Blatter, le président de la FIFA a minimisé la portée de ces incidents de plus en plus fréquents liés au racisme dans le football: « Il n’y a pas de racisme [sur le terrain], mais il peut y avoir un mot ou un geste incorrect. […] Celui qui en est victime devrait dire que c’est un jeu et serrer la main. » Une nouvelle maladresse du dirigeant suisse qui a entraîné une levée de boucliers. Après Arsène Wenger, David Beckham ou Rio Ferdinand, c’est Seydou Keita qui est monté au créneau. « Si tu me traites de « sale nègre », je te traite de « sale blanc », a rétorqué le milieu de terrain malien du FC Barcelone. C’est important de ne pas faire d’amalgame et de ne pas amplifier les choses. Il y a des cons qu’on ne peut pas empêcher de parler. Ça fait partie de la société. Ça m’est déjà arrivé en Espagne. […]. Si je tombe dans le panneau, l’arbitre me met un carton rouge. C’est pour ça qu’il ne faut pas y faire attention. Je n’ai pas de complexe, je ne suis pas meilleur que le blanc et vice versa.«