Ecroué le 25 juillet à la maison d’arrêt de Cotonou, le président de la fédération béninoise de football, Moucharafou Anjorin, a été libéré en début de semaine. Une affaire de mauvaise gestion est à l’origine de cette situation.


(de notre correspondant)

Moucharafou Anjorin est sorti de prison ce lundi, peu avant 19 heures (GMT). Il venait de passer 141 jours en prison. On lui reproche d’avoir mal géré des fonds de sponsoring des Ecureuils du Bénin avant la CAN 2008 au Ghana. Au fond, peu avant l’expédition de Sékondi Takoradi (au Ghana) en 2008, la société de téléphonie mobile MTN a signé un contrat de trois cent millions de FCFA avec la fédération.

Mais au bout du rouleau, à en croire certains membres du comité exécutif de la Fédération, ils n’ont pas su comment ces fonds ont été gérés. Et ce sont eux qui ont porté plainte pour que Moucharafou Anjorin soit écouté par la brigade économique et financière avant d’être envoyé en prison. Entre temps, la chambre d’accusation avait rendu une décision demandant sa libération mais le procureur général avait interjeté appel devant la Chambre judiciaire de la Cour suprême. Aujourd’hui, ce sont les juges de cette même chambre judiciaire de la Cour suprême qui lui permettent de jouir d’une liberté provisoire.

Or, depuis plus de huit de mois, la famille du foot est en crise à cause d’un problème de leadership au point où le championnat professionnel a été suspendu. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a été saisi et il a rendu une décision favorable à Anjorin. Il y a deux semaines, un championnat de transition a été lancé. Un championnat auquel certains clubs refusent toujours de participer et la nouvelle équipe de la fédération les a rétrogradé en Division d’Honneur, le premier échelon amateur.