La Seleção entame son aventure dans la Coupe du monde 2026 ce samedi 13 juin face au Maroc, avec bien plus de questions que de réponses. Carlo Ancelotti, gêné par le peu de temps passé à la tête de la sélection (à peine un an) et par les blessures de plusieurs titulaires, n’a pas réussi à reconduire un seul onze depuis son arrivée.
L’Italien a beaucoup testé, fait tourner son effectif, mais le droit à l’erreur s’est désormais réduit. Le match d’ouverture face au Maroc de la sélection brésilienne dans cette Coupe du monde pose quatre interrogations majeures à éclaircir et dont les Lions de l’Atlas pourraient profiter.
Qui occupera l’aile droite ?
La structure choisie par Ancelotti pour démarrer son dernier match de préparation, face à l’Égypte (2-1), plaçait Wesley sur l’aile droite en phase offensive, pour donner à Lucas Paqueta la liberté de repiquer à l’intérieur et de faire office de milieu de terrain supplémentaire.
Cette disposition a permis d’ouvrir davantage de lignes de passe par l’intérieur, générant des combinaisons intéressantes, même si le milieu de Flamengo n’a pas, individuellement, livré une grande prestation.
La blessure du jeune défenseur à la 16e minute (qui s’est ensuite traduite par un forfait pour la compétition) a fait entrer Danilo à sa place, mais la dynamique d’occupation de l’aile s’est perdue. Le côté droit est resté « vide », sans Paqueta, qui évoluait à l’intérieur, ni la présence du latéral expérimenté qui, à 34 ans, est loin d’avoir le souffle de ses jeunes années.
Les indices laissés par le staff montrent qu’Ancelotti maintiendra ces deux joueurs dans le couloir droit, ce qui pose naturellement la question de la dynamique à venir. Danilo va-t-il prendre plus de profondeur ? Paqueta apparaîtra-t-il davantage sur l’aile ? Ou, plus improbable, Raphinha basculera-t-il sur ce côté pour laisser le cœur du jeu au milieu de Flamengo ?
Brésil
- GK
- Alisson
- LB
- Alex Sandro
- CB
- Gabriel
- CB
- Marquinhos
- RB
- Danilo
- DM
- Bruno Guimarães
- DM
- Casemiro
- LM
- Vinícius Jr
- CAM
- Paqueta
- RM
- Raphinha
- ST
- Cunha
Quelle hiérarchie chez les latéraux ?
La place à gauche semble, malgré la titularisation d’Alex Sandro contre l’Egypte, encore ouverte, d’autant que son niveau et ses caractéristiques ne sont pas très différents de ceux de Douglas Santos, qui était sur le terrain face aux Égyptiens.
À droite, voir Danilo remporter la mise est presque surprenant. Roger Ibañez semblait précisément avoir été convoqué pour endosser le rôle de plan B derrière Wesley dans le secteur, comme l’était Éder Militão, blessé, d’autant plus qu’il s’était illustré dans ce rôle lors de la trêve internationale de mars face à la Croatie.
Le latéral expérimenté de Flamengo n’est même pas titulaire en club et compte peu de minutes sur l’année. Sa convocation, actée par Ancelotti avant tous les autres noms de la liste, paraissait davantage liée à son rôle de leader dans le vestiaire qu’à des considérations techniques. Mais l’Italien a montré qu’il en pensait autrement. Ibañez a été titularisé en défense centrale contre l’Égypte, où il a livré une grande prestation, et apparaît pour le moment comme la doublure des deux postes.
Qui sera le numéro neuf ?
Autre changement par rapport au dernier amical : le poste d’avant-centre. C’était Igor Thiago en première période, Endrick en seconde. Aucun des deux ne devrait débuter la rencontre face au Maroc.
🚨 CONFIRMED: Brazil are expected to start with an attack of Viní Jr., Raphinha and Matheus Cunha vs Morocco.
— Madrid Zone (@theMadridZone) June 11, 2026
Endrick will be on the bench. @geglobo pic.twitter.com/cJmNhSalM9
La tendance penche pour un retour de Matheus Cunha dans le onze. Le joueur de Manchester United a été titulaire pendant la quasi-totalité de l’ère Ancelotti. Il a déjà occupé le rôle de faux numéro neuf, et plus récemment celui d’un milieu de terrain supplémentaire dans un 4-3-3, comme ce fut le cas en première période face au Panama (6-2), le 31 mai, lorsque Raphinha s’était positionné comme attaquant intérieur.
Face au Maroc, l’organisation devrait suivre la même logique, avec des permutations entre Cunha et Raphinha, tandis que Vinicius Junior occuperait l’aile gauche. Il est néanmoins envisageable qu’il perde sa place au profit de Thiago ou d’Endrick au fil de la compétition, soit en raison des qualités du premier, soit grâce au rendement du second, à qui les buts décisifs ne manquent pas, ce qui fait défaut à la Seleção.
Le pressing sur la relance adverse est-il corrigé ?
La plus grande force du Brésil est, en même temps, sa principale faille. Le pressing dans le camp adverse a porté ses fruits. Bruno Guimarães a récupéré le ballon avant d’ouvrir le score lors du dernier match amical de cette manière. Le contre-pressing s’est révélé encore plus efficace : il a abouti au but de la victoire face à l’Égypte et à deux autres buts face au Panama.
Le problème, c’est que, malgré le fait qu’il s’agisse de l’un des atouts majeurs de l’équipe, c’est aussi ce qui fragilise le plus le Brésil, en particulier lorsqu’il avance pour gêner la relance adverse.
À plus d’une reprise, les Égyptiens ont percé le pressing haut brésilien, mettant Marquinhos ou Ibañez en duels individuels face à des attaques rapides. Le défenseur du PSG a écopé d’un carton jaune sur une action de ce type, tandis que l’autre défenseur central a perdu un duel dangereux, avant de finalement se reprendre par un tacle.
Ancelotti, lors du seul entraînement presque entièrement ouvert à la presse, la semaine dernière, a montré qu’il travaillait beaucoup le pressing dans le camp adverse. Il a disposé de six jours de préparation jusqu’à l’entrée en lice contre le Maroc pour tenter de minimiser les espaces concédés à la perte de balle.
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