Sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, le président de la Fédération centrafricaine de football et membre du comité exécutif de la CAF, Patrice-Edouard Ngaïssona, a été arrêté en France ce mercredi.


Président de la Fédération centrafricaine de football depuis 2008 et membre du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) depuis février dernier, Patrice-Edouard Ngaïssona va devoir répondre de ses actes.

Poursuivi par la Cour pénale internationale de La Haye pour crimes contre l’humanité (meurtre, extermination, déportation, etc.) et crimes de guerre (meurtre, torture, traitement cruel, mutilation, etc.), le dirigeant se trouvait sous le coup d’un mandat d’arrêt délivré le 7 décembre et il a été arrêté ce mercredi en France.

Ancien ministre des Sports sous la présidence de François Bozizé, Ngaïssona est accusé d’avoir commis des exactions entre septembre 2013 et décembre 2014 dans l’Ouest de la Centrafrique. L’homme politique était alors le coordinateur général national du mouvement anti-balaka, accusé d’avoir mené au moins une « attaque généralisée et systématique » à l’encontre de la population civile musulmane de la Centrafrique et de tous ceux qui semblaient soutenir le groupe armé rival, l’ex-Seleka.

Ngaïssona aurait notamment participé à l’armement de ces milices. Autant dire que le football sera le cadet des soucis du dirigeant au cours des prochains mois…