Coup de tonnerre ce mercredi dans les hautes sphères du football africain ! Principal opposant d’Issa Hayatou en son temps puis d’Ahmad, dont il avait pourtant contribué à l’élection, l’ancien président de la Fédération libérienne, Musa Hassan Bility, a été sanctionné ce mercredi d’une interdiction d’exercer pendant dix ans toute activité liée au football par la commission d’éthique de la FIFA qui lui a aussi infligé une amende de 500 000 francs suisses (455 000 euros). Également membre du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), le dirigeant est sanctionné pour des faits de corruption.

A l’issue d’une enquête débutée en mai 2018, la FIFA accuse en effet Bility d’avoir détourné des fonds versés dans le cadre de la campagne de sensibilisation contre le virus Ebola. Le Libérien aurait également détourné d’autres ressources adressées à sa Fédération, en les redirigeant notamment vers des entreprises contrôlées par lui ou sa famille…

Après ces révélations concernant celui que beaucoup décrivaient comme le «Monsieur propre» du football africain, certains vont tomber de très haut, tandis que d’autres crieront au complot (surtout que Bility venait de déposer un recours auprès du TAS pour faire annuler la nomination de la secrétaire générale de la FIFA, Fatma Samoura, en tant que «déléguée générale pour l’Afrique»). En tout cas, Bility n’est pas près de briguer de nouvelles fonctions…