Cameroun : « Jusqu’à aujourd’hui, on ne sait pas… », Ngadeu relance le mystère sur la lettre de l’hôtel Hilton

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Plus d’un an et demi après la fameuse déclaration des Lions Indomptables à l’hôtel Hilton de Yaoundé, le mystère demeure autour de son véritable auteur. Dans un live Facebook aux côtés de Nicolas Moumi Ngamaleu, Michael Ngadeu est revenu, avec humour, sur cet épisode particulièrement sensible de l’histoire récente de la sélection camerounaise.

C’est une prise de parole qui avait fait grand bruit en mars 2025. Réunis derrière leur capitaine Vincent Aboubakar, les joueurs du Cameroun avaient publiquement dénoncé les dysfonctionnements entourant leur sélection, alors en pleine guerre ouverte entre Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), et Marc Brys, sélectionneur des Lions Indomptables. Mais une question n’a jamais été totalement élucidée : qui avait réellement rédigé cette fameuse lettre ?

« Nous sommes tombés dessus, on a lu… »

Lors d’un récent direct sur Facebook, Michael Ngadeu et Nicolas Moumi Ngamaleu ont évoqué cet épisode au milieu d’autres personnes inconnues, dans une ambiance particulièrement détendue et hilare.

L’ancien pilier de la défense camerounaise a notamment assuré que l’identité de l’auteur demeurait inconnue, même des joueurs ayant participé à la déclaration.

« Jusqu’à aujourd’hui, on ne connaît pas qui a rédigé la lettre. Nous sommes tombés dessus, on a lu, mais on ne connaît pas l’auteur », a lancé Ngadeu.

Une version également défendue par Ngamaleu, les deux internationaux affirmant s’être contentés de prendre connaissance du document et de le lire, sans avoir participé à sa rédaction.

Leurs échanges ont néanmoins relancé les spéculations sur les réseaux sociaux. Une allusion à « Kassongo », surnom associé à André Onana, a notamment été interprétée par certains internautes comme une possible référence au gardien camerounais.

Rien ne permet toutefois d’affirmer que Ngadeu et Ngamaleu ont désigné Onana comme l’auteur de la lettre. Leurs propos restent ambigus et ne constituent pas une accusation explicite.

Une lettre qui avait cristallisé les tensions avec Eto’o

Pour comprendre la portée de ces déclarations, il faut remonter au 24 mars 2025, à la veille d’un match décisif contre la Libye dans les éliminatoires de la Coupe du monde 2026.

Ce soir-là, les Lions Indomptables avaient convoqué la presse à leur quartier général de l’hôtel Hilton de Yaoundé. Entouré de ses coéquipiers, Vincent Aboubakar avait lu un communiqué appelant à l’apaisement entre la Fecafoot et le ministère des Sports.

Les joueurs dénonçaient notamment les tensions qui perturbaient leur préparation et réclamaient que Joachim Mununga, adjoint de Marc Brys, puisse retrouver sa place sur le banc de touche.

Cette initiative avait été perçue comme une prise de position en faveur du sélectionneur belge dans son bras de fer avec Samuel Eto’o, et avait contribué à accentuer les fractures autour de l’équipe nationale.

Les relations entre le président de la Fecafoot et plusieurs cadres, dont Ngadeu, Aboubakar et Onana, se sont ensuite considérablement détériorées. Ces joueurs ont notamment été écartés lors du grand remaniement précédant la CAN 2025, même s’il serait difficile d’attribuer leurs absences à cette seule affaire. En tout cas, ils sont désormais persona non grata en sélection.

Dix-neuf mois après les faits, la lettre du Hilton continue donc d’alimenter les discussions. Et malgré les confidences amusées de Ngadeu et Ngamaleu, son véritable rédacteur demeure, pour l’heure, inconnu du grand public.

Cameroun : « Jusqu’à aujourd’hui, on ne sait pas… », Ngadeu relance le mystère sur la lettre de l’hôtel Hilton

Louis Mukoma Fargues