Face au boycott du championnat camerounais, annoncé par les présidents de clubs de l’élite, et une forte pression médiatique menée ces derniers jours, cinq cadres de la structure dirigeante du football au pays des Lions Indomptables viennent d’être limogés.


(de notre correspondant)

Martial Ebodé, chef du département de la communication, Christian Mbarga, des affaires sportives, Gérard Ndjanga du département marketing, Stéphane Eba, de la cellule juridique, et Roméo Lado, des affaires financières, ont été limogés ce vendredi, cinq mois seulement après leurs nominations. La décision a été prise par le président de la Ligue professionnelle de football Pierre Semengué au motif « d’essai non concluant« . Pis encore, une procédure judiciaire est engagée contre certains ex-employés.

Des poursuites judiciaires en vue

Christian Mbarga, Stéphane Eba, Gérard Ndjanga, Roméo Lado, accusés d' »atteinte grave« , auraient tenté de détourner l’argent de la ligue à travers de faux ordres de mission, nous dit le communiqué. Le général Semengue, qui a découvert la mise en scène, a saisi la Commission d’éthique qui a recommandé des poursuites judiciaires contre les mis en cause. S’exprimant sur un forum de discussion en ligne, Martial Ebodé, désormais ex chef du département de la communication se dit surpris par cette décision brusque vu ces résultats. « J’ai monté le logo de la Ligue, j’ai négocié avec brio la retransmission des rencontres sur la CRTV, et par la suite à travers une politique de marketing le nombre de spectateurs est passé de la centaine aux milliers. Vous voyez, quand on veut noyer son chien on l’accuse de rage« , renchérit-t-il.

Dans les milieux sportifs, cette décision du président ne convainc pas car le malaise est encore plus profond assure une source proche du dossier. Selon certaines sources, les dysfonctionnements relevés ces derniers jours par la presse concernent toute l’équipe dirigeante de la Ligue. L’on dénonce une gestion opaque et fantaisiste. A titre d’exemple, les tickets d’accès au stade sont fabriqués en France, tandis que les badges destinés à la presse sportive ne sont toujours pas disponibles 5 mois après le début du championnat.

 à lire également: Cameroun: Le championnat pro boycotté?